Cazeneuve promet la synchronisation entre gendarmes et policiers

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SYNCHRONISATION DÉSORMAIS DE RIGUEUR ENTRE GENDARMES ET POLICIERS
SYNCHRONISATION DÉSORMAIS DE RIGUEUR ENTRE GENDARMES ET POLICIERS

PARIS (Reuters) - Bernard Cazeneuve a annoncé mardi une nouvelle doctrine d'intervention des forces d'élite en cas de "tuerie de masse", comme lors des attentats de Paris, afin d'assurer leur arrivée sur place en vingt minutes sur tout le territoire.

Les unités d'élite de la police et de la gendarmerie, appuyées par de nouveaux équipements, et dans un maillage "renforcé" du territoire, coordonneront désormais de manière rapprochée leurs actions en cas d'attaque terroriste, a assuré le ministre de l'Intérieur.

"L'heure n'est pas à la concurrence des forces, mais à l'unité, à la mutualisation et à la coopération, mobilisées pour l'intérêt général", a-t-il dit lors la présentation du schéma national des forces d'intervention. "Les Français attendent, lorsque la crise survient, une collaboration sans faille et de chaque instant."

Gendarmerie et police collaboreront désormais en cas "d'urgence absolue" sans préoccupation pour les divisions territoriales traditionnelles qui attribuent les zones rurales au GIGN (gendarmes), les zones urbaines au Raid (police), et Paris aux Brigades de recherche et d'intervention (BRI).

"Un seul et unique chef des forces d'intervention sera à la manoeuvre sur les lieux d'un attentat", a annoncé le ministre. Pour signer la coopération entre les trois services, un exercice commun simulant un attentat devait se tenir mardi soir à la gare Montparnasse, à Paris.

Conformément aux mesures annoncées en janvier, le GIGN va être doté de quatre antennes régionales supplémentaires à Nantes, Reims, Tours et Mayotte, tandis que le Raid ouvrira d'ici 2017 des antennes à Toulouse, Montpellier et Nancy.

Les querelles de chapelles entre police et gendarmerie ont été ravivées par les attentats du 13 novembre, où la police (Raid et BRI) est intervenue en première ligne, au contraire des gendarmes du GIGN, qui étaient pourtant à proximité du Bataclan.

Des quiproquos le soir des attaques ont été dévoilés par Jean-Luc Taltavull, secrétaire général adjoint du syndicat des commissaires de la police nationale, le mois dernier devant la commission d'enquête convoquée à l'Assemblée nationale pour analyser les erreurs du 13 novembre. Bernard Cazeneuve avait réfuté le 7 mars toute faille dans la gestion de l'attentat du Bataclan devant la même commission.

Le GIGN et le Raid comptent environ 400 membres. Les Brigades de recherche et d'intervention (BRI) dénombrent une centaine d'hommes.

(Julie Carriat, édité par Yves Clarisse)

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  • frk987 il y a 11 mois

    Et la fusion c'est pour le siècle prochain ??????????????