Cazeneuve parle désormais de baisser les impôts? dès 2016

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Alors que la baisse des impôts était jusqu'alors prévue en 2017, le ministre délégué au Budget a surpris, vendredi sur Europe 1, en avançant la date d'un an.

C'est une petite phrase, prononcée au détour d'une interview sur Europe 1... mais qui change pas mal de choses! Vendredi matin, le ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve, a indiqué que les impôts pourraient commencer à baisser dans deux ans. «Nous sommes dans une trajectoire qui, sur les trois ans qui viennent, va nous conduire à ne faire que des économies pour pouvoir, à partir de 2016, baisser les impôts», a-t-il déclaré. Jusqu'à présent, l'exécutif parlait de 2017.

Dans le dernier document ­budgétaire de Bercy présenté en novembre 2013, le gouvernement anticipait juste une stabilisation des prélèvements obligatoires ­jusqu'à cette date, avant un reflux en toute fin de quinquennat.

Voilà donc le gouvernement, à l'heure de la remise à plat fiscale, qui semble vouloir changer un peu son fusil d'épaule. Outre le fait que ce serait un indéniable atout politique de réussir à baisser les impôts juste avant l'élection présidentielle de 2017, Bernard Cazeneuve affiche, en disant cela, une réelle confiance que d'aucuns ne manqueront pas de qualifier d'excessive. Une confiance dans les effets que pourrait produire sur l'économie le pacte de responsabilité que le chef de l'État entend passer avec les entreprises.

Des conditions compliquées à remplir

Pour réussir à baisser les prélèvements obligatoires, «il y a deux conditions, a nuancé un peu plus tard dans la journée le ministre de l'Économie, Pierre Moscovici, dans un entretien au Monde. La première, c'est la croissance. La seconde, c'est la dépense publique». Ces deux conditions, l'exécutif ­espère bien les remplir. D'abord, Pierre Moscovici considère que la France peut avoir une croissance «supérieure à 1%» dès cette année, et non 0,9% comme officiellement prévu jusqu'ici. Tout le monde ne partage pas cet optimisme: le consensus des économistes interrogés par Reuters ne voit pas le PIB progresser de plus de 0,6% en 2014. Pour mémoire, chaque dixième de point de PIB gagné ou perdu, c'est 1 milliard, en plus ou en moins, pour les caisses de l'État.

Ensuite, «si on est capable d'aller plus loin» que prévu sur les 50 milliards d'économies annoncées par François Hollande pour la période 2015-2017, «cela dégage aussi des marges de man½uvre sur les prélèvements obligatoires», poursuit le ministre des Finances. Cela fait quand même beaucoup de conditions - compliquées - à ­remplir... Dans l'opposition, on s'agace de ces annonces d'hypothétiques baisses d'impôts «alors que l'on n'en sait rien aujourd'hui».

Sur ce dossier, tout sera mis sur la table à la fin du mois au minis­tère des Finances, quand s'ouvriront les Assises de la fiscalité, qui réuniront autour de l'exécutif les entreprises et les partenaires sociaux, ainsi qu'une réflexion autour de la fiscalité des ménages.

Fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG, prélèvement à la source, refonte de la fiscalité locale, baisse de l'impôt sur les sociétés, suppression des 150 taxes qui coûtent plus cher à collecter qu'elles ne rapportent... «Tout sera sur la table», assure Jean-Marc Ayrault. Mais c'est surtout l'avenir du crédit d'impôt compétitivité emploi et la baisse des charges pour les entreprises promises par le chef de l'État - 30 milliards au total en 2017 - qui devrait concentrer l'attention...

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  • M362321 le vendredi 31 jan 2014 à 17:11

    S'il le dit, on va le croire, à 200%.

  • JERIKAE2 le lundi 20 jan 2014 à 07:14

    dans 2 ans et de combien ; ridicule ; ce sont bien des calculs ne pouvant contenter que des technocrates qui ne se voient plus les pieds ;helas tous les ministres actuels sont de cet acabit ;abus de confiance permanents et recurrents

  • klein44 le dimanche 19 jan 2014 à 18:04

    encore un gros mensonge - ils se prennent pour des sages? des savent-tout? je vais ecrire au gouvernement, il me donnenra les 5 bons chiffres et deux etoiles du euro-millions -

  • rodde12 le dimanche 19 jan 2014 à 13:56

    C'est surement possible . Il y a un gisement immense. aintenant leurs élècteurs ne vont ils pas leur en tenir rigueur? Il ne leur reste qu'a prendre leurs risques. C'est effectivement possible.

  • mauralph le dimanche 19 jan 2014 à 13:02

    C'est trop tard le mal est fait

  • cachagui le dimanche 19 jan 2014 à 12:30

    Depité devant tant de fourberie.Nous devons tous faire un effort apporter notre contribution et avant tout l'ensemble de nos politiques.Ils doivent montrer l'exemple etant remuneres essentiellement par nos impots.Par ailleurs le chomage n'a jamais ete aussi eleve et paradoxalement ils en sont epargnes..!

  • heimdal le dimanche 19 jan 2014 à 11:06

    Fusion et refonte ne veulent pas dire baisse ,loin de la .

  • slivo le samedi 18 jan 2014 à 22:14

    Moi en 2016/2017 je supprime les impôts. Qui dit mieux? (Pour 2017, ce ne sera valable que jusqu'à fin mai).

  • M9035148 le samedi 18 jan 2014 à 21:23

    Le roquet de service imite le clown en chef . IL change de camp pour les élections...LAMENTABLE

  • neutro le samedi 18 jan 2014 à 20:43

    Pourquoi n´ont pas agit dans ce sens depuis le début au lieu de commencer par détricoter tout ce que N.S avait fait? Nous avons perdu 18 mois à cause de leur aveuglement sectaire...Le seul point positif (s´ils font ce qu´ils disent), c´est qu´ils ont compris plus vite que Mitterand en 1981!