Cazeneuve critique les contrôles belges à la frontière française

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LA FRANCE CRITIQUE LA DÉCISION DE LA BELGIQUE DE RÉTABLIR LES CONTRÔLES À SA FRONTIÈRE
LA FRANCE CRITIQUE LA DÉCISION DE LA BELGIQUE DE RÉTABLIR LES CONTRÔLES À SA FRONTIÈRE

BRUXELLES (Reuters) - Le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a vivement critiqué jeudi la décision de la Belgique de renforcer ses contrôles à la frontière avec la France face à la possibilité d'une évacuation de la partie sud de la "jungle" de Calais et d'un afflux de migrants, inexistant selon lui.

La Belgique a entrepris mardi de déployer des centaines de policiers pour procéder à des contrôles aux points de passage avec la France, notamment près de la côte ainsi que dans les environs du port de Zeebrugge, où des migrants quittant la "jungle" de Calais pourraient vouloir se rendre.

Cette mesure a été prise avant l'annonce du tribunal administratif de Lille, qui doit dire ce jeudi s'il accepte ou rejette le recours de huit associations contre l'arrêté d'expulsion de la partie sud de la "jungle".

"Prétendre qu'il pourrait y avoir, en raison de cette mise à l'abri, un afflux de migrants à la frontière belge ne correspond tout simplement pas à la réalité", a dit Bernard Cazeneuve à son arrivée à une réunion des ministres de l'Intérieur de l'UE.

"Lorsque l'on prend une décision de ce type, on peut la prendre par le dialogue et on peut la prendre en ayant préalablement informé le pays concerné, ce qui n'a pas été le cas", a-t-il ajouté. "Cette décision est pour nous étrange et ses motivations le sont tout autant."

La préfète du Nord-Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, a écarté mardi, a priori, le recours à la force pour l'évacuation si le tribunal administratif de Lille donne son feu vert. Elle a insisté sur les alternatives offertes aux migrants.

Le ministre belge de l'Intérieur, Jan Jambon, avait déclaré mardi que la Belgique assistait "d'ores et déjà à un déplacement de migrants de Calais" vers son territoire.

"Lorsque les camps en France seront évacués, nous pourrions faire face à un afflux de plusieurs milliers de personnes", avait-il expliqué.

(Bureau de Bruxelles, édité par Yves Clarisse)

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