Cautionnement bancaire : des pratiques mises à l'index

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Depuis dix ans, le cautionnement est devenu la première des garanties (56%), avant l'hypothèque et le privilège du prêteur de deniers, exigées par les banques pour accorder un crédit à leurs clients, constate l'UFC-Que Choisir. Or,

«non seulement les banques dirigent les clients vers le cautionnement, mais pire, elles imposent leur(s) organismes(s) de cautionnement aux clients emprunteurs». Résultat : outre un marché tenu à 95% par les banques,

«cette pratique de concurrence en silo empêche les clients de tirer parti du grand écart tarifaire constaté entre organismes», déplore l'association de défense. Par exemple, la caution CMH du Crédit Mutuel est 2,5 fois moins chère que celle de la CAMCA du Crédit Agricole. Au final, cette concurrence sclérosée aboutit à des marges extrêmement importantes.

«Autant d'argent qui ne revient pas aux clients en fin de crédit, conservés par les actionnaires banquiers, qui récupèrent, eux 95% des bénéfices». Sur ce marché de 520 millions d'euros par an, l'instauration d'une véritable concurrence permettrait

«de dégager 210 millions d'euros par an, soit une réduction de près de 41% de la facture globale... et 560¤ d'économies par dossier de crédit», affirme l'UFC-Que Choisir. Et, en poussant plus loin la concurrence, l'économie passerait, selon elle, à 270 millions par an en moyenne. Face à ces graves dysfonctionnements concurrentiels, l'association saisit donc l'Autorité

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