Caterpillar veut supprimer 1.400 emplois en Belgique

le
3
CATERPILLAR VEUT SUPPRIMER 1.400 EMPLOIS EN BELGIQUE
CATERPILLAR VEUT SUPPRIMER 1.400 EMPLOIS EN BELGIQUE

BRUXELLES (Reuters) - Le groupe américain Caterpillar, numéro un mondial des engins de chantier, prévoit de supprimer 1.400 emplois sur son site belge de Gosselies, près de Charleroi, en raison du niveau élevé des coûts et de la faiblesse de l'activité en Europe, a annoncé jeudi sa filiale locale.

Le site, l'un des plus importants du groupe en Europe avec 3.700 salariés, produit des excavateurs hydrauliques, des véhicules de chargement et des pièces détachées.

"Même si elles sont douloureuses, ces mesures sont indispensables pour nous permettre d'être compétitifs et de donner une chance de survie à notre usine", a déclaré Nicolas Polutnik, le directeur général de Caterpillar Belgique.

Le syndicat FGTB a quant à lui parlé de "catastrophe".

Ce plan social intervient après l'annonce le mois dernier par le sidérurgiste ArcelorMittal de son intention de fermer plusieurs lignes de production sur son site de Liège, ce qui pourrait le conduire à supprimer quelque 1.300 postes.

En octobre, le constructeur automobile Ford Motor avait annoncé un plan de fermeture de son usine de Genk, dont dépendent 4.000 emplois.

Le taux de chômage avoisine 20% dans la région de Charleroi, soit le double de la moyenne nationale.

Pour justifier sa décision, Caterpillar explique que les coûts sont si élevés qu'il serait plus avantageux d'importer les machines concernées que de les produire en Belgique.

Il ajoute que le ralentissement économique en Europe a accru la concurrence et que les différences de normes environnementales d'une région du monde à l'autre compliquent son processus de production.

Caterpillar employait au total plus de 125.000 personnes dans le monde fin 2012.

Robert-Jan Bartunek et Ben Deighton; Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • wanda6 le jeudi 28 fév 2013 à 14:14

    « Jusqu'hier ils étaient des travailleurs... Dans quelques minutes, ils seront des fainéants, s'ils s'indignent ou se révoltent, ils seront traités comme des criminels. Et pendant ce temps, les assistés du système courent toujours... Financiers, actionnaires, patrons de multinationales, administrateurs d'entreprises publiques, VOKA, FEB, gouvernement, faux-experts pseudo-économistes, exclueurs de chômeurs, cajoleurs de banquiers et d'actionnaires, etc. «

  • faeric le jeudi 28 fév 2013 à 13:45

    etre actionnaire est la meilleur des solutions par les temps qui courrent

  • duran107 le jeudi 28 fév 2013 à 13:41

    Qu'elle est la "moins mauvaise" solution ? accepter une baisse des salaires ou le chomage ?