Casino: Natixis relève sa cible à 58 euros.

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(CercleFinance.com) - Natixis a refait le point sur l'action Casino, pénalisée depuis un an environ par le poids de sa dette puis par la charge du vendeur à découvert américain Muddy Waters (“Eaux boueuses”, en anglais). Dans une note titrée 'Nettoyons la boue après l'orage', les analystes se montrent optimistes en raison du désendettement, mais aussi de l'amélioration des tendances opérationnelles en France et de leur stabilisation en Amérique latine. Le conseil d'achat est maintenu et l'objectif de cours est relevé de 51 à 58 euros.

A la Bourse Paris ce matin, l'action Casino recule cependant de 1,1% à 48,5 euros alors que l'indice large SBF 120 ne cède que 0,4%.

Casino a dernièrement engagé un plan de désendettement passant notamment par la cession de filiales en Asie, dont Big C en Thaïlande, via un programme de quatre milliards d'euros au total.

Quid, dans ce contexte, de la dégradation de la notation de la dette du groupe par l'agence Standard & Poor's, à 'BB-', ce à quoi une perspective stable est associée ? Selon Natixis, il s'agit d''une source d'opportunités' en ce que l'abaissement de la note 'traduit l'impérative nécessité d'améliorer la rentabilité opérationnelle et la génération de cash flow en France et au Brésil. La question de l'endettement est désormais reléguée au second plan', estiment les spécialistes.

De surcroît, la réduction de la dette va permettre d'économiser de 200 à 300 millions d'euros de frais financiers par an, 'crédibilisant l'hypothèse d'un dividende exceptionnel en 2017', suppute Natixis.

Du côté opérationnel, en France tout d'abord, Natixis souligne que les enseignes Géant et Leader Price, via un repositionnement agressif, se sont remises sur pied. D'une manière générale, prix d'achat en baisse et volumes en hausse devraient tirer vers le haut la rentabilité hexagonale de Casino.

Au Brésil ensuite, la conjoncture restera probablement mal orientée, ce qui devrait peser sur la valeur du réal face à l'euro. Cependant, 'les filiales du groupe ont engagé un impressionnant programme pour adapter les charges de structure à la forte baisse du chiffre d'affaires non alimentaire', indique Natixis. Bref, la marge opérationnelle devrait se maintenir dans le segment alimentaire, et se tasser avec mesure du côté de l'électronique grand public.

La note souligne enfin le rendement 'attractif” et “assuré' de 6,5% environ procuré par le dividende.


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