Casino: malgré Muddy Waters, Bryan Garnier vise 69 euros.

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(CercleFinance.com) - Malgré le 'choc' provoqué par le 'shorteur' américain Muddy Waters, le bureau d'études Bryan, Garnier & Co. confirme ce matin son conseil d'achat sur l'action Casino : 'Calomniez à merci, il restera toujours quelque chose” de Casino, clame une note de recherche. Cette affaire pourrait même donner à la direction de Casino l'occasion de fournir des précisions bienvenues sur son plan de désendettement. L'objectif de cours reste donc fixé à 69 euros.

A la Bourse de Paris, l'action Casino, qui s'est effondrée hier de 11,5%, perd encore 1,9% à 42,5 euros.

Les 15 et 16 décembre, la société américaine Muddy Waters, dirigée par Carson Block et spécialisée dans la recherche et la vente à découvert de ce qu'elle estime être des “canards boiteux” boursiers, a pris des positions nettes vendeuses sur les titres Rallye et Casino. Grosso modo, 1% de leurs capitaux respectifs. Puis le 17 décembre, Muddy Waters a rendu publique une note de recherche affirmant que la “cascade de holdings Naouri” publiait des comptes ne reflétant pas leur réalité financière, que les résultats consolidés étaient trop importants relativement aux participations effectives, et donc que les ratios de résultat / dette réels seraient beaucoup plus élevés que ceux officiellement publiés. Bref, ces sociétés ne sont pour Muddy Waters qu'une sorte d'entreprise de cavalerie financière. Ses objectifs de cours : 7 euros sur Casino, et zéro sur Rallye.

Une opinion que Bryan Garnier ne partage pas du tout, alors que Casino vient justement d'annoncer, en début de semaine, un plan de désendettement de deux milliards d'euros qui tente de répondre au problème de bilan structurel dont souffre Casino.

Pour Bryan Garnier, il n'est pas question de prendre à la légère les arguments de Muddy Waters, notamment ceux sur la dette, les cash-flows, et les dividendes. 'Toutefois, nous estimons que les trois quarts des points soulevés (par Muddy Waters) ont déjà été discutés largement. Nous serions tentés de considérer qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil', peut-on lire.

Bryan Garnier revient notamment sur l'objectif de cours de cours de Muddy Waters sur Casino (7 euros), qui repose notamment sur un EBITDA pour la branche française du groupe de 490 millions d'euros sur 12 mois glissants. Ce faisant, Muddy Waters retient l'hypothèse du pire en ne prenant en compte que le 2e semestre 2014 et le 1er semestre 2015 pour Casino. 'Pourquoi ne pas prendre en compte l'année 2016 qui, de toute évidence, pourrait profiter d'une reprise des volumes, tout spécialement pour Géant (les supermarchés, ndlr) ?', s'interroge Bryan Garnier.

De plus, la valorisation de la branche française de Casino ne dépend pas seulement de l'EBITDA, surtout durant un contexte de prix temporairement déprimés.

'On peut faire dire ce que l'on veut aux chiffres. Mais à la fin, on retiendra que le rapport (de Muddy Waters, ndlr) reflète probablement l'exaspération de la communauté financière quant à la dette et à la complexité du groupe', indique la note de recherche.

Car Bryan Garnier se garde bien de réfuter définitivement les arguments de Muddy Waters 'dont le 'track record' impose le respect'. Les analystes estiment cependant que cela pourrait donner l'occasion Casino 'de fournir aux investisseurs des précisions sur sa stratégie de désendettement (...) afin de pleinement rassurer le marché. Restez en ligne', termine Bryan Garnier.


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