Casino Guichard: S&P fait plonger le titre.

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(CercleFinance.com) - Nouvelle séance éprouvante pour Casino, dont le titre débute la semaine par une lourde perte de l'ordre de 8,4% à 36,7 euros. Il affiche à présent un bilan déficitaire de quelque 13% depuis le début de l'année. Les réserves de Standard & Poor's quant au distributeur pèsent fortement dans l'esprit des intervenants ce lundi.

L'agence de notation a il est vrai annoncé en fin de semaine dernière avoir placé sa notation 'BBB-' sous surveillance négative, invoquant les difficultés des pays émergents et la récession au Brésil.

Après le rapport accablant de Muddy Waters en fin d'année dernière, 'l'un des plus grands défis pour Casino était de maintenir la confiance du marché (actionnaires et agences de notation) et d'éviter un phénomène auto-entretenu', analysait ce matin Bryan Garnier. Un défi que Casino, déjà chahuté après la publication de ses ventes du quatrième trimestre le 14 janvier, n'est pas parvenu à relever, ce qui implique que le 'marché doive désormais miser sur l'expérience solide du groupe en termes de cessions d'actifs', a poursuivi le broker, lequel a tout de même maintenu sa recommandation 'achat' et son objectif de cours de 54 euros.

Bernstein, qui le 15 janvier avait salué la capacité du groupe à vendre ses actifs les mieux valorisés au bon moment et à réinvestir les fonds vers des projets sous-optimisés, a pour sa part reconduit son opinion 'surperformance' et son target price de 70 euros.

L'intermédiaire n'exclut pas que la filiale Big C, cotée en Thaïlande, que Casino aimerait céder, la considérant comme un actif non-stratégique, et au sujet de laquelle le groupe vient d'évoquer des 'expressions d'intérêt', soit vendue sur la base d'une prime de 25%, avec une imposition minime, ce qui apporterait beaucoup de cash au bilan du groupe. Dans une note publiée ce jour, Bernstein se montre cependant moins 'bullish' sur le titre, tout en faisant part de sa surprise quant à la décision de Standard & Poor's, alors même que l'agence de notation avait confirmé par 2 fois sa perspective 'stable' sur la note du distributeur au cours des 6 derniers mois.

D'après le bureau d'études, cette mauvaise nouvelle pourrait coûter autour de 4 dollars par titre au groupe stéphanois en renchérissant ses coûts de financement.

'A première vue, il y a plein de tendance préoccupantes et d'indicateurs justifiant d'avoir de l'inquiétude', a concédé Bernstein, qui souligne toutefois que 'rien n'a changé depuis le dernier passage en revue de S&P il y a 3 mois, à l'exception des critiques formulées par Muddy Waters à l'encontre de S&P'.

Casino a également réagi à la décision de l'agence de notation, rappelant avoir engagé en fin d'année dernière un plan de cessions de 2 milliards d'euros, un montant doublé depuis l'année la semaine passée du projet de cession de Big C, et assurant disposer d'une liquidité à même de faire face à tous les remboursements de dette dans les années à venir.

Une mise au point qui ne convainc visiblement pas les opérateurs...

(G.D.)


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