Casino: de nouveau sous le feu de Muddy Waters.

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(CercleFinance.com) - A la veille de la publication par Casino de ses résultats annuels, Muddy Waters remet le couvert : le vendeur à découvert américain dirigé par Carson Block estime en effet que selon de 'nouvelles informations', la reprise des marges de la division française du distributeur contrôlé par Jean-Charles Naouri est sujette à caution, quand 'les problèmes de gouvernance au Brésil seraient plus importants” que la direction ne l'admet.

Si l'action Casino reste lourdement 'shortée' à la Bourse de Paris, son recul est cependant modéré ce matin (- 1,7% à 47,7 euros), à comparer avec celui du SBF 120 (- 1,7% également).

Pour mémoire, la première charge Muddy Waters contre Casino remonte au 17 décembre dernier. A l'époque, Muddy Waters estimait que la dette de la cascade de holdings menant de Casino à Jean-Charles Naouri, son patron et principal actionnaire, était bien plus élevée que ce que les comptes et les bilans, pourtant légaux, laissaient apparaître. Leur objectif de cours sur l'action Casino : 6,91 euros. Quant à Rallye, autre société cotée qui contrôle le capital de Casino, Muddy Waters estimait probable son défaut de paiement dans les deux ans et lui assignait une cible de zéro euro.

Cependant, les autres bureaux d'études n'ont pas suivi Muddy Waters. Le 13 janvier, la société de Carson Block rendait publique une lettre adressée au directeur financier de Casino, Antoine Giscard d'Estaing, et réitérant ses attaques. Ce qui n'a pas empêché l'action de se reprendre à la Bourse de Paris.

C'est peut-être la raison pour laquelle Muddy Waters revient à la charge aujourd'hui. Dans sa dernière note, le vendeur découvert estime que selon ses propres sources, les acheteurs de Casino ont exercé une pression inhabituellement forte sur leurs fournisseurs au 2e semestre 2015, supérieure selon eux aux pratiques courantes en France. Il ajoute que la cession des parts de Casino dans Big C Thailand ne règle pas le problème du bilan, et que la gouvernance des filiales brésiliennes est fragilisée par l'affrontement avec l'ex-partenaire local de Casino, Abilio Diniz.

Enfin, Muddy Waters indique avoir soumis les compte-rendus des conférences téléphoniques de Casino (où intervient notamment le directeur financier, Antoine Giscard d'Estaing) à un 'analyste comportemental' travaillant avec la CIA, l'agence de renseignement américaine. Il en ressort, selon Muddy Waters, de 'nombreuses indications' que les réponses de M. Giscard d'Estaing auraient été 'évasives ou trompeuses' sur plusieurs sujets clés.


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  • Uber65 il y a 9 mois

    Alors là, l'histoire n'est pas aussi limpide que cela.Je vous conseille d'aller jeter un coup d'oeil à l'enquête effectuée par Economie Martin sur cette histoire :d'autres fonds ont shorté le titre avec MW sauf que ... ils ne sont pas sortis.Les motivations de MW ne sont pas celles d'un analyste "chevalier blanc" mais celles d'un hedgefund qui a embarqué d'autre fonds pour shorter le titre et qui est sorti avant eux ! :)En plus le rôle obscure des info du Brésil et d'un ancien de la CIA