Casino: confirme son redressement en Bourse.

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(CercleFinance.com) - En hausse de près de 30% depuis le début de l'année 2016, à plus de 55 euros, l'action Casino ne cesse de se reprendre. Le titre se paie même le luxe de figurer en 4e position des plus fortes progressions de l'indice large parisien SBF 120 sur la période. Les craintes quant au niveau de l'endettement et l'attaque du vendeur à découvert Muddy Waters, qui avaient marquées l'année 2015 pour le distributeur français, semblent en effet s'estomper.

Jusqu'au printemps 2015, l'action Casino se traitait à plus de 80 euros avant d'entamer une baisse drastique qui l'a ramenée vers 35 euros en début d'année. En cause : les risques liés à l'endettement de la pyramide de holdings qui va de Jean-Charles Naouri, patron et principal actionnaire, jusqu'au véhicule coté de tête, Casino, alors que le groupe souffrait de profits en berne. En effet, le marasme européen et des restructurations pénalisaient le groupe en France quand son activité au Brésil, poids lourd émergent, pâtissait tout à la fois d'une récession et d'une dépréciation du réal.

Quid de l'activité de Casino au premier trimestre ? La croissance organique du CA est redevenue positive (+ 1,5%) alors qu'au dernier quart de l'année 2015, elle avait reculé de 0,3%. De plus, les opérations de désendettement annoncées juste avant l'attaque de Muddy Waters se concrétisent, principalement avec la cession des parts de Casino dans Big C Thaïlande pour 3,1 milliards d'euros.

De plus, Casino a lancé une OPA sur sa filiale d'e-commerce Cnova, ce qui comprend un début de réorganisation - et de simplification - de la myriade de filiales du groupe, notamment en Amérique latine en raison des multiples participations croisées qui les lient entre elles. En effet, le programme de cessions de 4 milliards d'euros, déjà réalisé, pourrait laisser de la marge pour faire autre chose que de réduire l'endettement. Par exemple racheter les participations minoritaires de certaines entités cotés latino-américaine, comme Exito, ou d'autres.

Autre catalyseur éventuel, outre l'amélioration de la conjoncture brésilienne qui n'est pas de mise pour l'instant : l'orientation des ventes en France (47% du CA environ), où l'offre des enseignes du groupe a été revue. De ce point de vue, les comptes semestriels attendus au matin du 29 juillet permettront sans doute d'en savoir plus.

Attention cependant à la valorisation du titre Casino, qui se paie 18,3 et 16,1 fois ses profits attendus pour 2015 et 2016, quand Carrefour affiche des ratios de 14,8 et 13,1 fois.

EG


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