Casino: Bryan Garnier passe à l'achat et vise 57 euros.

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(CercleFinance.com) - Après la dégradation de la notation de la dette de Casino en catégorie spéculative ('junk'), Bryan, Garnier & Co. ne se décourage pas, bien au contraire : les analystes, dont le conseil sur la valeur était précédemment sous revue, sont de nouveau d'avis de l'acheter. Selon eux, cette dégradation du distributeur français, loin de constituer une mauvaise nouvelle, pourrait même être 'le prix de la liberté'. La valeur d'équilibre de l'action Casino est fixée à 57 euros.

A la Bourse de Paris où l'indice SBF 120 perd 0,8%, l'action Casino reste neutre tout près des 50 euros.

Les analystes étaient en effet persuadés que la perte du statut d'investissement de l'endettement de Casino, dégradé hier par l'agence Standard & Poor's à 'junk', constituerait une mauvaise nouvelle pour l'action. Il n'en a rien été et le titre s'est même payé le luxe de prendre 1,3% hier après cette annonce. 'Selon la formule traditionnelle, nous pourrions fallacieusement en conclure que la dégradation était déjà inscrite dans les cours', indique la note. Ou qu'il s'agissait d'un non événement.

A tête reposée, Bryan Garnier estime que 'maintenant que le couperet est tombé et que Casino a perdu son statut 'd'investissement', la direction a gagné, d'un point de vue stratégique, des marges de manoeuvre'.

A en croire les analystes, la direction pourrait par exemple en profiter pour racheter les participations minoritaires de ses filiales d'Amérique latine. Une opportunité qui selon Bryan Garnier ne se présente qu'une fois. Ce faisant, la direction pourrait compenser la sortie de tout ou partie des filiales asiatiques de Thaïlande, voire du Vietnam.

Pourquoi l'Amérique latine ? Car en dépit de la récession actuelle, le Brésil 'offre toujours un fort potentiel de croissance démographique', le pays comptant 200 millions d'habitants d'un âge médian de 32 ans, dont 84% vivent en milieu urbain. Or le taux de pénétration des supermarchés sur le segment alimentaire est encore inférieur à 50%, et enfin le pays 'offre un environnement plutôt favorable aux milieux d'affaires'. Autant de caractéristiques 'd'une croissance saine et soutenable dans un secteur d'activité à coûts fixes', juge Bryan Garnier.

Le rachat des “minoritaires” latino-américains permettrait aussi de simplifier 'radicalement' le portefeuille de Casino, et d'augmenter mécaniquement les flux internes de capitaux consolidés. Tout en se débarrassant des filiales cotées localement, véritable 'talon d'Achille' du groupe ces 18 derniers mois, estiment-ils enfin.


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