Carton rouge à l'Europe qui n'aime pas la CAN !

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Carton rouge à l'Europe qui n'aime pas la CAN !
Carton rouge à l'Europe qui n'aime pas la CAN !

Tous les deux ans, le football européen en général et le foot français en particulier jouent les pleureuses en maudissant la Coupe d'Afrique des nations. Pauvres chouineurs

Parmi les nombreux griefs adressés à la CAN figure le problème des nombreux départs en plein milieu de la saison. En France, ils seront ainsi 52 joueurs de L1 à se rendre en Guinée équatoriale. C'est beaucoup ? Pour Bordeaux et l'OL qui "perdront" cinq éléments, on peut le penser, oui. D'autant plus que Lyon est en course au titre (Zeffane, Yattara, Koné, Bedimo, N'Jie). L'OM ne lâchera "que" André Ayew et Nkoulou. Pour les autres clubs, les "pertes" oscillent entre deux à trois joueurs. Du coup, ça coince en L1. Et pourtant
Y a pas bon !
Depuis le temps que la CAN existe, les clubs français ont eu le temps d'anticiper et faire avec. À Auxerre, Guy Roux limitait son contingent africain pour ne pas trop se voir pénalisé par les départs. Plus généralement, c'est au foot français de diversifier son recrutement et aller explorer d'autres pays, d'autres continents. Un Dušan Tadi? au talent évident était encore abordable il y a dix-huit mois, au FC Twente, avant qu'il n'aille briller à Southampton. La Bundesliga a souvent la main heureuse en recrutant en Asie (Japon, Corée du Sud, voire Iran). Et puis comme le rappelait toujours Johan Cruijff, en tant qu'entraîneur : "des joueurs blessés ou absents sont une opportunité qui te forcent à faire jouer un autre joueur et, surtout au Barça, une obligation de faire débuter un jeune". En janvier 2012, Montpellier a compensé les départs à la CAN de Saihi, Belhanda, El Kaoutari et Souleymane Camara par les jeunots Stambouli et Cabella. Et Montpellier a été quand même champion ! CQFD. Aux clubs de L1 de préparer lors des années impaires l'incorporation des jeunes issus de leur formation. Rappelons enfin qu'à la CAN pas mal de sélections giclent au premier tour et que leurs joueurs reviennent plus tôt en Europe. Certains y trouvent même le temps de jeu qui leur manque en club

Concernant le recrutement proprement dit des clubs européens chouineurs, ils oublient trop souvent que c'est à l'occasion de la CAN qu'ils font leur marché, envoyant de nombreux émissaires afin d'y dénicher des jeunes pépites et des joueurs confirmés. La CAN est devenu un marché porteur, disputé en condition réelle et durant lequel ces scouts peuvent largement évaluer le potentiel de leurs cibles. C'est souvent l'exposition des footballeurs du Ghana (puissance forte du continent) à la CAN qui les ont rendus si attractifs ...




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