Cartel du lait : Senoble menacé de faillite après l'amende de 46 millions d'euros

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Cartel du lait : Senoble menacé de faillite après l'amende de 46 millions d'euros
Cartel du lait : Senoble menacé de faillite après l'amende de 46 millions d'euros

Alors que l'Autorité de la concurrence a condamné, le 13 mars, neuf fabricants de yaourts et de produits laitiers pour entente sur les prix à une amende totale de 192,7 millions d'euros, Marc Senoble, patron du groupe du même nom, se dit acculé à la faillite. Dans un entretien aux Echos, il estime que la sanction est «disproportionné» alors que, selon lui, «le consommateur n'a subi aucun préjudice.»

«Le chiffre d'affaires consolidé de Senoble s'élève à 230 millions d'euros. On me réclame une amende de 46 millions d'euros. Je ne les ai pas. Et si je dois m'acquitter de cette somme, je suis acculé à la faillite», prévient-il dans l'entretien au quotidien économique. En conséquence, le PDG de Senoble a fait appel de la décision de l'Autorité de la concurrence, estimant que ce dossier était «truffé» d'erreurs. «L'Autorité de la concurrence traite les entreprises familiales comme elle traite les multinationales. Une des sociétés condamnées a présenté une perte abyssale. Au final, elle est parmi celles qui ont été le plus lourdement sanctionnées. La rentabilité dans le secteur du lait n'est en rien comparable à celle de groupes comme L'Oréal ou Unilever, à qui on a infligé des amendes nettement moins importantes», ajoute-t-il.

Selon lui, la fabrication des produits laitiers frais type yaourts sous marque distributeur entre 2009 et 2013 a affiché des pertes de «plusieurs millions d'euros». «Je suis le seul patron à avoir pris la parole pendant l'audience pour expliquer le contexte dans lequel tout cela s'est passé et les manières de faire des enseignes de la distribution. On ne m'a même pas écouté. J'ai eu l'impression d'être face à une cour martiale. La communication a été orchestrée de façon à nous faire passer auprès de l'opinion pour des voyous cherchant à spolier le consommateur», affirme-t-il en ajoutant que les marges dans l'ultrafrais restent toujours ...

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  • pier4564 le jeudi 19 mar 2015 à 12:10

    des bureau crates dans leur tour d'ivoire,la sanction ne devrait pas excéder 2x le bénéfice de l'accord!

  • M5905034 le jeudi 19 mar 2015 à 10:53

    il faudrait peut etre que les dirigeants responsables soit condamnes, pas la boite elle meme.Peut etre que si les boss qui font de la corruption (Alstom/Siemens/...) pour gagner des marches ou les cartels sont punis. Ca ferait reflechir les suivants. Quand c'est juste la boite qui morfle (et que les patrons partent avec un golden parachute....)

  • M1945416 le jeudi 19 mar 2015 à 10:53

    oui mais on dira quoi s'il se taille du pays? on peut se le permettre?

  • Garasixt le jeudi 19 mar 2015 à 10:47

    Chantage à l'emploi, une fois de plus. Ils s'en foutent plein les fouilles et quand ils sont pris la main dans le sac il n'y a plus de pognon. Certainement que les employés de Senoble sont super bien payés...

  • M1945416 le jeudi 19 mar 2015 à 10:41

    oups ira

  • M1945416 le jeudi 19 mar 2015 à 10:41

    s'il est pas c o n et veut rester garder son groupe, il fera comme tant d'autre, il ire au luxembourg, paradis des entreprises… avoir créer un groupe pour le vendre a son concurrent c'était peut-être pas son objectif, non??

  • cbremaud le jeudi 19 mar 2015 à 10:36

    Monsieur SenoblePourquoi ne pas demander à plus gros que vous qui vous a entrainé dans cette galére de vous racheter?Votre marque serait préservée et les emplois (au moins en partie) aussi Ils n'attendent probablement que çaLactadis?Une idée juste comme ça

  • M1945416 le jeudi 19 mar 2015 à 10:27

    pour s'en sortir, ils vont peut-être mettre leur siege social au luxembourg? ou même leurs usines?

  • M1945416 le jeudi 19 mar 2015 à 10:26

    j'aime bien les produit senoble ...

  • f.fluidi le jeudi 19 mar 2015 à 10:24

    Le chantage à l'emploi ya plus que ça pour justifier la fabrication de la me...rde en boîte. Vivement le retour aux vrais produits mais pour ça il faudra un retour au vrais prix et arrêter de matraquer de taxes les vrais producteurs.