Carnage entre migrants sur un bateau au large de l'Indonésie

le , mis à jour à 14:49
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Carnage entre migrants sur un bateau au large de l'Indonésie
Carnage entre migrants sur un bateau au large de l'Indonésie

Le bilan est approximatif, mais des témoins évoquent 100 morts. Sur un bateau surchargé, en perdition au large de l'Indonésie, des migrants de Birmanie et du Bangladesh, affamés depuis des jours, se sont battu à coups de couteau, de machette et de barre de métal pour mettre la main sur des vivres en nette diminution. Les survivants des deux camps ont été recueillis par des pêcheurs qui les ont ramenés sur la côte. Ils racontent des scènes d'horreur.

Ces candidats à l'immigration, refoulés de toute part et abandonnés en mer, paient le durcissement de la politique de la Thaïlande à l'égard des trafiquants d'êtres humains. Ils figurent parmi les quelque 3.000 Bangladais et Rohingyas - minorité musulmane vivant essentiellement en Birmanie - ayant touché terre ces derniers jours sur les rivages du Sud-Est asiatique. Epuisés, le corps bien souvent couvert de bleus et d'entailles, ils ont trouvé refuge dans les camps de la province d'Aceh, dans le nord-ouest de l'Indonésie.

Selon une rescapée, la bagarre à bord avait des allures de carnage. Plusieurs candidats à l'exil ont été tués à la machette, d'autres se sont jetés par-dessus bord pour échapper au carnage. «Les Bangladais ont surgi sur le pont supérieur du bateau et ont attaqué tous ceux qui se trouvaient là», raconte Asina Begun, une Rohingya de 22 ans, réfugiée à Langsa. «Ceux qui voulaient la vie sauve ont dû sauter à la mer mais mon frère n'a pas réussi à le faire. Lorsqu'ils l'ont trouvé, ils l'ont battu et ils l'ont massacré. Après quoi, ils l'ont jeté à l'eau», ajoute t-elle..

Mohammad Amih, un réfugié Rohingya, accuse les Bangladais d'avoir attaqué les membres de sa communauté alors qu'ils insistaient pour que l'on réserve l'eau restante aux enfants. Il raconte avoir tenté en vain de se cacher parmi les femmes présentes: «Ils m'ont frappé à la tête et m'ont jeté par-dessus bord. Après ça, j'ai nagé jusqu'aux bateaux de ...

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  • M7097610 le mardi 19 mai 2015 à 12:48

    s'attaquer à des enfants, quelle honte