Carlton Selection plébiscite l'Inde

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(AOF) - "L’Inde dispose de trop d’atouts pour passer à côté de son développement. Les investisseurs ne doivent pas s’y tromper en restant à l’écart de ce pays-continent, l’Inde et son peuple ingénieux, sage et travailleur qui a tous les atouts pour réussir !" Ce commentaire enthousiaste sur le sous-continent indien est signé Daniel Gerino, président et directeur de la gestion de Carlton Sélection. De retour d'un voyage dans le pays, l'économiste et gérant qualifie de "fascinant et déroutant" ce pays très jeune ("46% des Indiens ont moins de 25 ans !"), offrant de grandes perspectives d'avenir.

En plus de sa croissance enviable de 7,3% en 2015, qui atteindra probablement 7,5% cette année, l'Inde ne manque pas de faire valoir ses atouts pour attirer les investisseurs étrangers. "L'effort réalisé pour le budget 2016-2017 témoigne d'une volonté politique d'attirer les investissements étrangers : l'allocation destinée au financement des infrastructures va être augmentée de 33 milliards de dollars", indique Daniel Gerino, chez Carlton Sélection.

"Le gouvernement Modi prévoit également de dépenser 6 milliards de dollars pour l'agriculture avec un effort concentré en particulier sur le développement des canaux d'irrigation. Un enjeu crucial afin d'améliorer la productivité encore faible du secteur agricole", ajoute-t-il. Daniel Gerino rappelle aussi que l'Inde est anglophone et qu'elle exclut un "développement à marche forcée" comme son voisin chinois.

Cependant, ce pays où vaches sacrées et castes cohabitent avec les ingénieurs informatiques de haute volée de Bangalore a aussi nombre de défis à relever. Le président et directeur de la gestion de Carlton Sélection déplore notamment une bureaucratie pesante qui freine les investissements ainsi que des taux d'intérêt élevés pour lutter contre l'inflation.

"Il s'agit là d'un des points faibles de l'Inde : un taux d'investissement rapporté au PIB de seulement 28% quand celui de la Chine culmine à 48%. En outre, beaucoup de projets publics ne sont pas menés à terme pour des questions de contraintes réglementaires dans un pays encore marqué par une bureaucratie importante", explique Daniel Gerino.

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