Carlton Sélection mise sur un rebond du pétrole de 20% à 25% au premier semestre

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(AOF) - La chute des prix des hydrocarbures se poursuit à un rythme impressionnant en ce début d'année, observe Daniel Gerino, président et directeur de la gestion de Carlton Sélection. Ce phénomène résulte principalement d'un problème de surproduction dans un contexte de ralentissement de la croissance mondiale qui affaiblit la demande, rappelle-t-il. Un phénomène qui touche les matières premières en général.

Fin 2014, la surproduction d'énergie s'était couplée par ailleurs avec des évènements climatiques inattendus, indique l'économiste. Ainsi, les productions de grains de mauvaise qualité ont poussé les prix à la baisse et contribuer à maintenir l'inflation à des niveaux proches de zéro.

Les investisseurs ont actuellement les yeux focalisés sur le pétrole. La stratégie de l'OPEP, confirmée en fin d'année, de ne pas limiter la production pour faire remonter les prix du baril entretient cette spirale baissière des prix de l'énergie. Les prix du gaz naturel sont également en chute libre.

Les stratégies géopolitiques visant à pénaliser la Russie, l'Iran ainsi que la volonté de l'Arabie Saoudite d'affaiblir considérablement le marché des producteurs de pétrole de schiste américains ont ainsi maintenu l'offre à des niveaux clairement trop élevés et contribué à un contre-choc pétrolier majeur, détaille Daniel Gerino Toute l'industrie du pétrole de schiste est effectivement en grande difficulté. Aux Etats-Unis, il y avait 1.600 puits forés en septembre 2014. Il n'en reste plus que 520 aujourd'hui, souligne-t-il. Pour ce dernier, le marché a été " nettoyé " et la phase de surproduction est en passe de s'achever.

Le retour progressif de l'Iran sur le marché mondial devrait rajouter environ 1 million de barils/jour même si cela ne suffira pas à déstabiliser un marché mondial de 95 millions de barils/jour. L'Arabie Saoudite et ses 11 millions de barils/jour (sur les 32 millions de b/j de l'OPEP) ne peut pas continuer durablement à subir une chute des prix qui provoque des déficits budgétaires colossaux.

Selon l'économiste, nous allons entrer dans une phase de baisse de la production qui va entraîner une remontée du prix du baril. Ce rebond pourrait atteindre 20-25% au cours du premier semestre.

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