Carlton : les antiprostitution se portent partie civile

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INTERVIEW - Pour le président de la Fondation Scelles, des affaires comme celle de Lille masquent «une réalité sordide».

La Fondation Scelles, la plus importante association de lutte contre la traite d'êtres humains en Europe, se constitue partie civile dans le dossier du Carlton. Son fondateur, Jean Scelles, résistant emprisonné en Algérie, découvrit les questions soulevées par la prostitution en parlant avec un codétenu proxénète. Par cette initiative, la fondation entend montrer que «derrière le côté paillettes et sexe facile, se trouvent des réseaux de criminalité organisée exploitant des femmes vulnérables», selon son président, le magistrat Yves Charpenel, avocat général à la Cour de cassation.

Quel est le but de votre constitution de partie civile ?

Montrer que, le plus souvent, ces affaires de prostitution ou de proxénétisme dit «hôtelier» masquent une vraie ­exploitation dans un but très lucratif puisqu'une prostituée «rapporte» ­environ 150.000 euros net par an. Nous intervenons aujourd'hui dans une centaine de dossiers. Dont l'affaire Zahia, dans laquelle l

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