Carlos Tavares : «PSA est redevenu maître de son destin»

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Carlos Tavares : «PSA est redevenu maître de son destin»
Carlos Tavares : «PSA est redevenu maître de son destin»

Arborant une cravate siglée des 24 Heures du Mans, Carlos Tavares nous reçoit tout sourire dans son bureau de l'avenue de la Grande-Armée, à Paris. Et pour cause. Après avoir frôlé la faillite, le groupe qu'il dirige, PSA, renoue enfin avec les profits, ce qui ne lui était pas arrivé depuis 2011. Engagée depuis 2014 dans un plan de retour à la rentabilité, baptisé Back in the Race, la marque au lion, qui compte plus de 200 000 salariés à travers le monde, a annoncé hier avoir dégagé un bénéfice net de 720 M€ au premier semestre, alors que ses pertes s'élevaient à 42 M€ sur la même période l'an passé. La marge opérationnelle de la branche automobile atteint désormais 5 %. C'est mieux que prévu. Une bonne affaire pour les actionnaires (l'action PSA a d'ailleurs gagné 6,4 % à la clôture de la Bourse de Paris hier) mais aussi pour l'Etat, entré au capital du constructeur aux côtés du chinois Dongfeng il y a de cela un peu plus d'un an. En 2014, le gouvernement avait injecté 800 M€ dans le groupe français qui, grâce aux bons résultats annoncés hier, valent désormais... 1,8 Md€.

Comment se porte PSA Peugeot Citroën ?

CARLOS TAVARES. Notre état de santé continue de s'améliorer par rapport à 2014. Nous n'avons plus de dettes, nous sommes rentables sur notre coeur de métier, l'automobile, et nos finances permettent de financer de nouveaux produits. Nous sommes redevenus maîtres de notre destin. Mais restons lucides. Jusqu'ici, en plus des efforts de productivité et de réductions des coûts que nous avons faits en interne, nous avons bénéficié de vents favorables : le rebond du marché européen, plus fort que prévu, la faiblesse des cours du pétrole, qui a eu un impact favorable sur le coût des matières premières, un euro faible par rapport au dollar qui rend nos exportations plus rentables. Mais nous devons rester vigilants, car le marché chinois ne devrait croître que de 3 % en 2015. PSA est très ...

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