Carlos « Imperator » Ghosn, le PDG chef d'Etat

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Le patron de Renault et de Nissan, Carlos Ghosn, le 30 Septembre 2014.
Le patron de Renault et de Nissan, Carlos Ghosn, le 30 Septembre 2014.

Le patron de Renault et Nissan, en délicatesse avec le gouvernement, a bâti sa réputation et son empire grâce à une détermination et un calme à toute épreuve.

Il n’est pas souvent au bureau. Une douzaine de jours par mois, au mieux. Son espace de travail est d’ailleurs relativement vide. Aucun dossier ne traîne. Quelques maquettes de véhicules Renault côtoient des tableaux de la collection maison. Mais dans l’entrée, une photo attire le regard : Carlos Ghosn, PDG de Renault et Nissan, y serre la main de Enrique Pena Nieto, le président du Mexique, où le constructeur japonais est très implanté. Il est comme cela, Carlos Ghosn. Quand il se rend dans un pays, il est accueilli en chef d’Etat. Le président russe Vladimir Poutine, le roi du Maroc Mohamed VI, la présidente du Brésil Dilma Rousseff, tous le reçoivent à bras ouverts. « Mais c’est l’invité, pas la star du show. Il le fait pour ses entreprises », assure un cadre de Nissan, qui a récemment accompagné son patron en Asie. Cette proximité avec les grands de ce monde donne en tout cas une certaine assurance à l’omni-PDG. Depuis le printemps, M. Ghosn est entré dans un bras de fer spectaculaire avec Emmanuel Macron, le ministre de l’économie. Le 8 avril, Bercy avait révélé être monté par surprise au capital de Renault, afin d’obliger le groupe à adopter les droits de vote double prévus par la loi Florange, qui donnent de fait une minorité de blocage à l’Etat. Un coup de force pour M. Ghosn, qui cherche, depuis, un moyen de contourner son actionnaire. Un conseil d’administration de Renault, annoncé comme décisif, doit se tenir vendredi 11 décembre. Vexé, notamment, d’avoir été prév...

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