Carlos Ghosn, l'incompris

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PORTRAIT - Admiré dans le monde entier, ­le PDG de Renault-Nissan entretient un ­rapport compliqué avec la France. Sans doute parce qu'il n'est pas comme les autres.

Avez-vous été étonné que General Motors vous courtise en 2006?», lui demande, il y a quelques années, un journaliste lors d'un dîner. Le PDG de Renault-Nissan se recule sur sa chaise, réfléchit un instant, puis lâche, le sourcil sévère accentuant son regard d'aigle: «Etonné? Non, je ne dirais pas ça.» Il y a beaucoup de Carlos Ghosn dans cette réponse: un mélange d'ego assumé et d'hyperrationalité. N'importe quel autre dirigeant du CAC 40 s'en serait tiré par une pirouette de fausse modestie. Pas lui. Ce patron, qui possède trois passeports - brésilien, français et libanais - et parle sept langues, n'est pas comme les autres.

Est-ce pour cette raison que le sauveur de Nissan, admiré dans le monde entier, entretient un rapport si compliqué avec la France? Pêle-mêle, on lui reproche ici de ...

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