Carlos Bilardo : "En Europe, le champion est toujours celui qui dépense le plus"

le
0
Carlos Bilardo : "En Europe, le champion est toujours celui qui dépense le plus"
Carlos Bilardo : "En Europe, le champion est toujours celui qui dépense le plus"

Mardi soir dans le quartier de Palermo à Buenos Aires, Carlos Bilardo avait rendez-vous à Radio La Red pour dire tout ce qui lui passe par la tête dans son programme L'heure de Bilardo. Avant que San Lorenzo n'affronte le Real Madrid ce samedi, on l'a accompagné pour chercher à savoir où en sont les idées de l'éternel adversaire idéologique de César Luis Menotti, et dernier Argentin à avoir gagné le Mondial.

" Si tu vas sur le site de World Soccer, là ils te recensent les dix tactiques du dernier siècle. Et la dernière, c'est celle de l'Argentine au Mexique en 1986. C'est le 3 5 2 " Aucune question n'a encore été posée, mais l'orgueilleux " inventeur du 3-5-2 " a déjà démarré le pilote automatique. Entre chaque chiffre, le Doctor marque une lourde pause et fait tomber sa main droite comme s'il tenait le maillet d'un juge. Alors qu'il se peigne et réajuste son polo de golfeur, Bilardo fait une pause dans ce triste bureau sans fenêtre. Mais alors, 3-5-2 ou 5-3-2 ? " 3-5-2 ! C'est le 3 5 2 (il marque une pause encore plus longue entre chaque chiffre) Beaucoup d'équipes jouaient avec des wingers à l'époque. Et ils jouaient très bien. Mais moi, je voulais contrôler le jeu au milieu. Alors, je garde un libéro, je mets deux stoppeurs et je cherche cinq milieux capables de garder et de faire vivre le ballon. " Il est environ 22h, et le programme du champion du monde démarre dans une heure. Un téléphone fixe sonne dans le bureau – qui n'est pas le sien – et le Narizón s'amuse : " Oui, c'est Maria Cristina. Qu'est-ce que vous voulez ? " Si Bilardo a la réputation d'être un entraîneur strict, il a aussi celle d'un médecin humain et drôle.

Il poursuit : " Tout le monde n'avait pas un Rijkaard capable de presser, défendre sur l'homme, courir partout et garder sa lucidité pour faire ce qu'il voulait offensivement. Alors, j'ai préféré me passer des ailiers de débordement pour que tous les milieux soient proches les uns des autres. Et regarde, aujourd'hui tous ces wingers sont devenus des attaquants, comme quoi " Cristiano Ronaldo en est le meilleur exemple. Le présent lui sourit, donc. Mais alors que le Mondial brésilien a proposé un grand nombre de défenses à trois, Bilardo n'a pas ressenti de fierté particulière : " Non, ils ne savent pas Ils en mettent trois, et après quelques minutes, ils sont cinq derrière. Mais c'est dur de mettre en place un vrai 3-5-2, il faut des super milieux sur les côtés, ou un libéro à la Koeman ou à la Baresi. Un type qui puisse mettre le ballon sur le torse d'un autre à l'autre bout du terrain sans même lever la tête. " Un Pirlo, donc.
" En 1986, Maradona n'était pas perçu comme le meilleur joueur au monde "
Au Brésil, le parcours de l'Argentine de Sabella s'est appuyé sur le sacrifice, le...




Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant