Carlos Bianchi : "Daniel Hechter, c'était un Monsieur"

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Carlos Bianchi : "Daniel Hechter, c'était un Monsieur"
Carlos Bianchi : "Daniel Hechter, c'était un Monsieur"

Si, aujourd'hui, le football moderne le connaît comme l'ex-entraîneur de Boca Juniors, Carlos Bianchi reste en France cette machine à marquer des années 70. Passé par le Stade de Reims et le Paris Saint-Germain, l'homme retrace son parcours avant ce "choc" de la Ligue 1.

Bonjour Carlos ! Comment allez-vous ? Ça va merci, je ne suis pas sur Buenos Aires en ce moment, je profite de la vie !
Ce samedi, il y a Reims-PSG, forcément un match spécial pour vous. Oui, c'est sûr. Mon cœur balance plus pour Reims que pour le Paris Saint-Germain, parce que j'y ai passé plus de temps. Pour voir Reims gagner, il faudra un match parfait : solide défensivement, et créatifs en attaque. Après, ce sont les deux équipes les plus en forme du championnat, donc c'est un choix difficile (rires) ! Ce sera un match serré
Vous débarquez à Reims en 1973 en provenance de Vélez Sársfield. Quels souvenirs gardez-vous de votre passage là-bas ? C'était une très belle période de ma vie. J'arrivais une grosse dizaine d'années après Raymond Kopa et les finales européennes du club. Le public demandait beaucoup à cette époque, car il voulait retrouver le haut niveau. Sportivement, nos moyens économiques nous faisaient passer derrière Saint-Étienne, Nantes, Paris Des clubs avec plus d'argent. On ne pouvait pas finir plus haut que la cinquième place. Mais d'un point de vue personnel, c'était fantastique. La seule fois où je ne finis pas meilleur buteur, c'est à cause d'une fracture au tibia-péroné ! Donc quand on fait le bilan, il est très positif. Et puis Reims, c'est aussi mes débuts comme entraîneur
Comment le Stade de Reims avait-il pris contact avec vous pour vous faire venir en France ? Le transfert s'est fait par le biais de Rafael Santos, un ancien joueur de football passé par le FC Nantes et l'AS Cannes, devenu entrepreneur. Il s'est occupé de différents transferts en France, comme Vargas ou Burruchaga à Nantes. C'était la personne chargée de ramener les meilleurs éléments d'Argentine en France.
Quels étaient les autres clubs qui souhaitaient vous faire signer à ce moment ? J'aurais pu signer au Real Madrid ou au FC Barcelone, parce qu'ils me voulaient aussi. Le problème, c'est que certaines frontières étaient fermées : l'Italie d'abord, puis l'Espagne sous Franco. Les frontières espagnoles se sont ouvertes en 1973, après mes discussions avec le Stade de Reims. Comme j'avais donné ma parole au club, j'ai souhaité la…




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