Capital-investissement: l'Asie talonne l'Europe

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La Chine a battu des records en 2011 tant en nombre de fonds levés (5,9 milliards de dollars) que de nombre de transactions.

Après deux années difficiles, le capital-investissement mondial a repris des couleurs en 2011. Les fonds ont investi 48,7 milliards de dollars dans les entreprises, contre 45,6 milliards un an plus tôt, selon une étude réalisée par Ernst & Young.

Une fois de plus, les États-Unis ont dominé cette industrie, totalisant près de 70 % des investissements mondiaux. Ils ont même pratiquement retrouvé leurs niveaux d'avant-crise (32,6 milliards de dollars investis en 2011, contre 32,7 milliards en 2008). Les fonds d'investissement ont multiplié les cessions, souvent à bon compte, et les acquisitions, en particulier dans les secteurs technologiques et dans les sciences de la vie (sociétés de biotechnologie, par exemple).

L'année dernière a, en revanche, été plus difficile pour le capital-risque européen. Les fonds du Vieux Continent ont investi 6,1 milliards de dollars dans de jeunes sociétés, contre 6,7 milliards en 2010. Des niveaux inconnus depuis 2004. «Les contraintes réglementaires imposées aux banques et aux compagnies d'assurances ont pesé sur le secteur, en particulier en France où de nombreuses opérations sont financées par les institutionnels», explique Franck Sebag, associé Ernst & Young. Tout comme, par exemple, le ralentissement économique à partir de septembre.

En revanche, les fonds d'investissement asiatiques ont continué à gagner rapidement du terrain. Ils talonnent à présent l'Europe. La Chine a d'ailleurs battu des records en 2011 tant en nombre de fonds levés (5,9 milliards de dollars) que de nombre de transactions. L'Inde n'est pas en reste puisque les fonds de capital-risque ont collecté 1,5 milliard de dollars. Cette tendance devrait s'amplifier cette année.

Hors des frontières

«La Chine et l'Inde sont en train de devenir des acteurs majeurs du capital-investissement. La Chine devrait d'ailleurs dépasser l'Europe d'ici à la fin de l'année», estime Franck Sebag. Les États-Unis devraient également tirer leur épingle du jeu.

Autre fait marquant, les acteurs, notamment français, investissent de plus en plus à l'extérieur de leur pays. «57 % des fonds de capital-investissement envisagent d'augmenter leurs investissements internationaux d'ici à 2015», assure l'étude Ernst & Young.

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