Cantona, le roi délire

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Cantona, le roi délire
Cantona, le roi délire

Ça n'a échappé à personne, Éric Cantona est en roue libre. Déchaîné dans les médias contre Deschamps et la FFF, le King ne comprend pas l'absence de Benzema et de Ben Arfa, uniquement coupables d'être maghrébins selon lui. Une polémique dont l'équipe de France se serait bien passée et un nouvel épisode dans la guerre que mène Cantona à Deschamps depuis les années 1990.

Le premier coup de lance-flamme n'avais pas suffi, alors Canto est revenu à la charge jeudi dans Libération (édition du 2 juin). Un entretien annoncé sur toute la moitié supérieure de la Une, et tant pis pour les sujets de société ou pour les inondations : "Deschamps-Benzema, Cantona s'explique." Une deuxième rafale une semaine jour-pour-jour après avoir tiré sans sommation sur Didier Deschamps dans les colonnes du Guardian, où il s'était interrogé sur les absences en équipe de France de Karim Benzema et d'Hatem Ben Arfa. "Une chose est sûre, ce sont les deux meilleurs joueurs en France et ils ne joueront pas à l'Euro. Ce qui est certain également, c'est que leurs origines sont nord-africaines. Donc oui, le débat est ouvert." Un débat dont personne n'avait besoin, surtout à deux semaines du début de l'Euro, et alors que l'Edf est en train de poser des cierges pour éviter toute nouvelle blessure. La suite de son intervention était ponctuée de remarques un peu moqueuses, et très provocatrices : "Deschamps a un nom qui sonne bien français. C'est peut-être le seul en France à avoir un nom aussi français. Personne ne s'est jamais mélangé avec personne dans sa famille. Comme les mormons en Amérique." Parce que Cantona est Cantona, mais aussi parce que le King n'a jamais loupé l'occasion d'envoyer un grosse salve contre Deschamps, et ce depuis vingt ans.

La guerre des capitaines


Il faut dire que Cantona, capitaine de l'équipe de France jusqu'au milieu des années 1990, s'est rapidement fait subtiliser le brassard des Bleus par DD après avoir été blacklisté par Aimé Jacquet. Alors, dès 1996, dans la Gazzetta dello Sport, le numéro 7 de Manchester fait rugir son moteur : "Deschamps donne 100% de lui-même, mais il sera toujours un porteur d'eau. Des joueurs comme ça, on en trouve à tous les coins de rue." L'occasion pour Deschamps de montrer qu'il a de la répartie, en balançant dans la foulée à celui qui n'a jamais gagné la C1 : "Je ne sais pas si on trouve à tous les coins de rue des joueurs qui ont gagné deux fois la Ligue des champions". Nouveau tête-à-tête dix ans plus tard en 2007, lorsque Cantona déclare dans L'Équipe Magazine que "Deschamps et Desailly, ce ne sont pas des hommes (…) Sincèrement, est-ce que ces gens-là viendraient vous sauver si…


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