Canonisation : comment devient-on saint ?

le
1
Canonisation : comment devient-on saint ?
Canonisation : comment devient-on saint ?

Rome va connaître son «dimanche des quatre papes»: le pape émérite Benoît XVI et François célèbrent ensemble la messe de canonisation de leurs prédecesseurs Jean Paul II et Jean XXIII, un événement unique dans les 2000 ans d'histoire de l'Eglise catholique.

Un défilé coloré de pèlerins, religieux de toutes nationalités et touristes attirés par l'événement historique, a envahi dès samedi les artères menant au Vatican en vue de la double canonisation de Jean Paul II, le charismatique pape polonais, et du «bon pape» italien, Jean XXIII.

Mais avant d'en arriver à ce jour de liesse, l'Eglise a soumis la candidature des deux papes à un long processus?

Avec la canonisation, l'Eglise catholique veut donner en exemple aux chrétiens des personnes qu'elle déclare «saintes» à l'issue d'une enquête minutieuse comprenant la reconnaissance de deux miracles.

1. Serviteur de Dieu. Tout part de la «réputation de sainteté» d'une personne. Si elle est établie, cet homme, cette femme ou cet enfant sera appelé d'abord par l'Eglise «serviteur de Dieu».

Ensuite, des proches, des amis du défunt s'adressent à un évêque diocésain ou un supérieur de congrégation qui confient à un «postulateur» le soin de mener une enquête en recueillant des témoignages, examinant les écrits, etc.

Normalement un délai de plus de cinq ans est requis pour ouvrir un dossier. Ce délai n'a toutefois pas été respecté par Jean Paul II pour Mère Teresa, ni par Benoît XVI pour son prédécesseur polonais.

2. Vénérable. Le dossier est envoyé au Vatican à la Congrégation pour la cause des Saints qui, à son tour, l'étudie avec des théologiens et des historiens. Le dossier passe ensuite aux mains du Promoteur de la foi qui en reprend l'examen avec pour mission de rechercher ce qui a pu être laissé dans l'ombre et/ou qui serait défavorable au «candidat». De là vient la formule: «se faire l'avocat du diable».

Si le dossier ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • 2445joye le dimanche 27 avr 2014 à 16:25

    Pour être saint, il faut faire des miracles. Toujours ce besoin de surnaturel propre aux religions archaïques juste sorties de la préhistoire. Une histoire des religions enseignée dans le primaire ferait beaucoup pour l'unité de ce pays.