Candriam continue de miser sur les biotechs en 2016

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(AOF) - Le secteur de la biotechnologie a subi une sévère correction depuis le début de l'année 2016. Selon Candriam, elle s'explique en partie par le positionnement des investisseurs dans ce secteur, principalement aux États-Unis. La campagne présidentielle américaine très médiatisée et polarisante avec de nombreuses attaques sur le niveau de prix des médicaments aux États-Unis a été le déclencheur tandis que la liquidité générale des marchés des actions (ou plutôt son absence) a amplifié le mouvement.

Quelques signes d'amélioration en termes de performance dans le secteur des matières premières et de l'énergie ont entraîné un début de rotation sectorielle vers certains titres et secteurs de valeur, venant aggraver le problème.

Candriam juge cette correction très exagérée, bien qu'il faille s'attendre à ce que les commentaires politiques sur le prix des médicaments continuent pendant un certain temps. "En toute honnêteté, cela fait de nombreuses années que le prix des médicaments ne connaît plus de limites, une réaction raisonnable est donc à applaudir ne serait-ce que d'un point de vue éthique", indique la société de gestion.

Candriam pense qu'en dernier ressort, le prix des médicaments restera à un niveau suffisant pour permettre aux investisseurs d'obtenir un retour sur investissement décent par rapport aux risques pris en matière de financement de la recherche dans le secteur. Aucun politicien, quelle que soit son affiliation, ne souhaite mettre fin aux extraordinaires innovations actuelles, rappelle la société de gestion.

Le gérant interpelle : voulons-nous vraiment que le miracle émergent de l'immuno-oncologie s'arrête juste au moment où il commence à produire des résultats ? Allons-nous annoncer au septuagénaire qui est en train de perdre la vue à cause d'une dégénérescence maculaire que l'on ne peut rien faire pour lui malgré de nouveaux médicaments prometteurs ?

Pour Candriam, des discussions rationnelles sur le sujet sont nécessaires, et non une rhétorique menaçante. Après tout, les médicaments ne représentent que 10 à 15 % de l'ensemble des dépenses de santé et beaucoup d'entre eux aident à maintenir les patients en dehors du système hospitalier pendant un certain temps, ce qui est source d'économies.

La société de gestion pense que le secteur se remettra, non sans volatilité ni incertitude quant au délai nécessaire. Les valorisations sont extrêmement intéressantes, le ratio cours/bénéfices des plus grandes capitalisations du secteur se situant désormais en-dessous de celui de l'indice S&P 500, une situation quasiment sans précédent dans l'histoire du secteur.

Les bénéfices sont excellents et les nouveaux médicaments n'ont jamais été aussi nombreux, au point même que les investisseurs spécialisés ont du mal à identifier les futurs gagnants parmi autant d'innovations prometteuses. La FDA est également très favorable, avec 45 nouveaux médicaments autorisés en 2015, dont beaucoup issus de la biotechnologie.

En résumé, Candriam est convaincu du potentiel du secteur.

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