Cancer du sein : le dépistage systématique en question

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Alors que le ministère de la Santé lance la nouvelle campagne de dépistage généralisé, des voix s'élèvent pour relancer le débat sur la pertinence de ce processus, qui entraîne des traitements inutiles.

L'idée d'écrire No mammo* est venue à Rachel Campergue à l'issue d'une confrontation pénible avec un gynécologue. Il y a cinq ans - elle a alors 42 ans - ce médecin lui propose, à l'occasion d'un examen de routine, une mammographie. Qu'elle refuse, le jugeant inutile puisqu'aucune grosseur n'a été détectée à l'examen et qu'elle n'a pas atteint les 50 ans à partir desquels on recommande de se faire contrôler régulièrement. Colère du spécialiste. La scène se répète deux ans plus tard avec un autre médecin. Rachel Campergue, qui ne comprend pas qu'on veuille lui imposer l'examen, ressort outrée.

Depuis, cette kinésithérapeute de formation, dont le livre paraît le 6 octobre, est convaincue que le dépistage du cancer du sein tel qu'il est pratiqué en France est à revoir. «L'inconvénient majeur du dépistage généralisé, c'est qu'il donne lieu à des surdiagnostics - c'est-à-dire à la détection et au traitement de tumeurs qui n'auraient jamais évolué su

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