Canada : la réforme de l'État opérée reste un modèle

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Pour assainir des finances publiques dans les années 1990, Ottawa a mené des coupes budgétaires drastiques.

À Montréal

«Bankrupt Canada» (Le Canada en faillite), titrait le Wall Street Journal le 12 janvier 1995. Ce jour-là, le quotidien américain a provoqué une onde de choc dont les Canadiens se souviennent aujourd'hui encore.

Élu à la fin de 1993 pour assainir des finances publiques laissées à mal par les conservateurs, le premier ministre libéral Jean Chrétien va appliquer un remède de cheval pour solder un déficit budgétaire de 42 milliards de dollars. «Tous les ministères ont dû diminuer leurs dépenses de 20% à 25%», rappelle Jean-François Savard, professeur à l'École nationale d'administration publique du Québec (Enap). Ce chercheur ajoute: «On a d'abord éliminé les postes où il n'y avait personne, puis les fonctionnaires les plus anciens. Ceux qui étaient proches de la retraite ont perçu un an de salaire pour partir.» Les agents plus jeunes ont, eux, disposé d'une année pour trouver un autre poste au sein de la fonction publique ou pour migrer ve

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