Canada-La croissance monte moins qu'attendu et devrait retomber

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    OTTAWA, 31 mai (Reuters) - La croissance de l'économie 
canadienne s'est accélérée moins qu'attendu au cours des trois 
premiers mois de l'année et elle s'est essoufflée en fin de 
trimestre, une évolution de mauvais augure pour la période 
avril-juin, qui devrait en outre souffrir de l'impact des 
incendies dans l'Alberta.  
    Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 2,4% en rythme 
annualisé sur janvier-mars, a annoncé mardi Statistique Canada, 
alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en 
moyenne un chiffre de 2,9%.  
    Ce chiffre est également inférieur à la prévision de la 
Banque du Canada, qui le donnait à 2,8%.  
    Par rapport aux trois derniers mois de 2015, la croissance 
du PIB a été de 0,6% après 0,1% sur octobre-décembre. 
    Si la croissance du premier trimestre est inférieure à celle 
de 2,8% en rythme annualisé que prévoyait la banque centrale, 
les chiffres publiés mardi ne remettent pas en cause les 
anticipations d'un statu quo en matière de politique monétaire 
après deux baisses de taux l'an dernier.  
    Sur janvier-mars, la croissance a été tirée par les 
exportations et la construction, mais freinée par la faiblesse 
de l'investissement, qui peine à repartir après la chute des 
cours du pétrole à l'origine d'une brève récession l'an dernier. 
    En rythme mensuel, le PIB a baissé de 0,2% en mars alors que 
les économistes tablaient sur un recul de 0,1% seulement. 
    Les économistes jugent ce ralentissement peu encourageant 
pour le deuxième trimestre, durant lequel l'activité économique 
devrait souffrir de l'impact des incendies dans l'Alberta.  
    La semaine dernière, la Banque du Canada a déclaré 
s'attendre à ce que les incendies amputent la croissance du PIB 
de 1,25 point de pourcentage, ce qui pourrait se solder par une 
contraction sur l'ensemble du deuxième trimestre.  
    La plupart des économistes et la banque centrale prévoient 
toutefois un rebond au troisième trimestre.  
    "Une fois terminé ce passage à vide en matière 
d'investissement, notamment dans le secteur de l'énergie, je 
pense que les choses commenceront à s'améliorer pour l'économie 
canadienne", dit Sal Guatieri, économiste senior de BMO Capital 
Markets.  
         
 
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Le communiqué de Statistique Canada    http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/160531/dq160531a-fra.htm?HPA 
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 (Leah Schnurr; Marc Angrand pour le service français) 
 
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