Campagne en France pour apprendre les "gestes qui sauvent"

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    PARIS, 14 septembre (Reuters) - La multiplication des 
attentats a incité le gouvernement français à faire des "gestes 
qui sauvent" une grande cause nationale cette année, après 
l'environnement en 2015. 
    Il a lancé mercredi une campagne sur ces premiers secours 
qui peuvent empêcher des décès souvent évitables et rendus 
encore plus indispensables dans le contexte terroriste. 
    "Nous avons à nous préparer pour faire face à d'autres 
attentats", a déclaré le ministre de l'Intérieur Bernard 
Cazeneuve lors d'un déplacement à la Maison des sapeurs-pompiers 
de France, dans le 11e arrondissement de Paris. 
    "Chaque citoyen peut, dès lors qu'il maîtrise les gestes 
essentiels, sauver des vies", a-t-il ajouté en présentant la 
campagne conduite par les sapeurs-pompiers, la Protection civile 
et la Croix-Rouge. 
    La campagne, qui présente "cinq réflexes à connaître pour 
sauver des vies", sera relayée pendant deux mois sur tous les 
supports possibles (presse écrite, télévision, radios et réseaux 
sociaux via le hashtag #GestesQuiSauvent). 
    Elle va bien au-delà de la seule menace terroriste car, 
chaque année, 20.000 personnes meurent en France à la suite 
d'accidents domestiques, quasiment cinq fois plus que le nombre 
de morts sur les routes, et 500.000 sont hospitalisées. 
    Deux des trois gestes de premier secours présentés portent 
cependant sur des situations que l'on retrouve après un 
attentat, notamment comment réagir face à une personne en arrêt 
cardiaque, et comment stopper une hémorragie. La troisième 
situation mise en évidence est le risque d'incendie domestique. 
    Bernard Cazeneuve a souligné qu'après les attentats de 
janvier et novembre 2015, de nombreuses personnes avaient 
exprimé le besoin de suivre une formation de secouriste, 
notamment la pose d'un garrot, geste jugé indispensable. 
    A ce jour, 80.000 personnes ont pu se former lors de 8.000 
sessions organisées par les pompiers ou la Croix-Rouge, a 
précisé le ministre. 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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