Campagne-choc contre la castration à vif des porcs

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Campagne-choc contre la castration à vif des porcs
Campagne-choc contre la castration à vif des porcs

Un dessin de cochon tout mignon pour dénoncer une pratique terriblement douloureuse. Depuis mardi et jusqu'au 6 mars, une campagne d'affichage réclamant la fin la castration à vif des porcelets est déployée dans 113 stations du métro parisien. Derrière cette opération en plein Salon de l'agriculture, Welfarm, une ONG militant pour le bien-être animal. Elle plaide la cause des petits porcs parce que 85 % des mâles élevés en France sont castrés sans anesthésie, soit 10 millions d'animaux par an.

 

Affichage #COUIC2018 dans le métro de #Paris: envoyez-nous vos clichés! Notre équipe a tracté toute la journée null pic.twitter.com/XdpbW0vHQx

— WELFARM (@WelfarmFR) 28 février 2017

 

 

«Pas moyen d'y échapper qu'on choisisse un jambon conventionnel, bio ou label Rouge, il n'y a pas d'information du consommateur», regrette Pauline Nicolantonio, de l'ONG. L'objectif est d'éviter l'apparition d'une odeur d'urine à la cuisson. Un travers qui concerne 5 % des bêtes. Comme il est impossible de déterminer lesquelles, les mâles sont coupés. Les éleveurs n'ont pas le droit d'administrer d'anesthésie et faire venir un vétérinaire est trop coûteux. «Cet acte est réalisé avec le plus de délicatesse possible. La filière administre volontairement un antidouleur depuis 2012», précise François Régis Huet, éleveur dans le Morbihan et représentant de l'Inaporc. «Très insuffisant», balaie l'ONG.

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La Norvège, la Suisse et la Suède interdisent la castration à vif. L'Allemagne le fera en 2019. En France, le ministère a promis d'étudier la question en mai dernier. «Depuis, plus rien», s'inquiète Welfarm. Une pétition en ligne rassemblant plus de 125 000 signataires réclame des alternatives : élevage de cochon non castré ou vaccin anti-odeur. Rien d'insurmontable. La preuve, la coopérative Cooperl, mastodonte du ...

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