Camion bloqué sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, "une honte"

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(Complété avec précision zadiste au dernier paragraphe) NANTES, 9 octobre (Reuters) - La zone d'aménagement différé de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) est "devenue la honte de la République", ont déclaré vendredi des partisans du projet d'aéroport après qu'un poids lourd, son chargement et son chauffeur eurent été retenus par des "zadistes". Près de 150 gendarmes et un hélicoptère ont été déployés vendredi matin pour récupérer le véhicule, "intercepté" la nuit précédente. Le conducteur du camion s'était égaré vers 03h00 sur la route départementale traversant la zone réservée pour le « transfert » de l'actuel aéroport de Nantes, une zone interdite à la circulation depuis qu'elle est entravée de chicanes et de barrages dressés par les opposants les plus radicaux au projet. L'homme a été "pris à partie par des individus qui l'ont forcé, sous la menace, à quitter son véhicule", affirme la préfecture de Loire-Atlantique dans un communiqué. Il n'a pas été victime de violences physiques mais "une partie des marchandises transportées" ont été dérobées, ajoute la préfecture. Le poids lourd a finalement été récupéré "dans un climat tendu avec la présence hostile d'individus cagoulés", précisent les services de l'État. "Combien de temps encore l'Etat va accepter d'être ridiculisé en acceptant des zones de non-droit aux portes de Nantes ?", a réagi Alain Mustière, président de l'association « Des Ailes pour l'Ouest », favorable au transfert de l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. "Ce territoire est devenu la honte de la République", souligne-t-il dans un communiqué. Les occupants de la ZAD, devenue "zone à défendre", assurent que le chauffeur, "resté tranquillement dans sa cabine jusqu'au matin où un véhicule est venu le chercher", n'a subi aucune violence. "Personne ne s'est opposé à la récupération de la marchandise", déclarent-ils dans un communiqué. Les opposants au projet d'aéroport déplorent "le vocabulaire guerrier" utilisé selon eux par la gendarmerie pour une "anecdote", lui prêtant les termes de « kidnapping », « séquestration » ou « embuscade ». (Guillaume Frouin, édité par Sophie Louet)


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  • albertm5 le vendredi 9 oct 2015 à 23:29

    qu ont arrete de construire n importe ou bientôt vos vaches mangerons des briques