Camille Lacourt : " J'ai envie de réécouter la Marseillaise "

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Camille Lacourt : " J'ai envie de réécouter la Marseillaise "
Camille Lacourt : " J'ai envie de réécouter la Marseillaise "

Forfait pour les championnats d'Europe l'an passé, Camille Lacourt rêve d'un nouveau titre mondial, dans un peu plus de dix jours à Kazan. Une victoire qui serait la meilleure façon de préparer les JO de Rio.

Camille Lacourt, comment se passe cette préparation à l'INSEP ?
Ca se passe bien, c'est calme, très calme. C'est un endroit qui sent la performance, qui sent le sport de haut niveau. Donc on en profite… On a tout pour se reposer et arriver serein aux championnats du monde.

Il y a une forme d'impatience de prendre l’avion pour Kazan ?
Oui, de commencer la compétition surtout. De voir comment est le bassin, de pouvoir affronter les adversaires, c'est sûr qu'à dix jours du début, ça commence vraiment à titiller.

Revivre ce sentiment de compétition internationale après votre forfait pour l’Euro l’an dernier, ça fait du bien ? 
Oui c'est vrai, j'étais de l'autre côté l'année dernière, donc je suis ravi de retourner côté bassin, côté équipe de France. Je suis impatient et j'ai hâte d'en découdre.

Quels sentiments avez-vous envie de retrouver à Kazan ?
La victoire… (sourire) J'ai envie de réécouter la Marseillaise, j'ai envie de repartager un podium avec le 4x100m 4 nages parce que ces émotions sont fantastiques. C'est pour ça que je m'entraine tous les jours donc il me tarde de pouvoir m'amuser comme ça.

« La seule médaille qui me manquait c’est les Jeux »

Malgré votre expérience, y a-t-il une forme d'appréhension ?
Non pas d'appréhension, ce n'est pas le mot. Aujourd'hui je suis plus serein. J'ai toujours la même motivation mais j'ai une force un peu plus calme, plus détachée. Je sais ce que je dois faire, je sais comment je veux le faire. Mais je sais aussi qu'en cas d'échec personne ne sera plus déçu que moi, et qu'en cas de victoire personne ne sera plus heureux que moi. Ca enlève beaucoup de poids des épaules.

Comment jugez-vous votre saison jusque-là, une saison pré-olympique ?
Je dirais que c'est une saison particulière. Ca faisait très longtemps qu'on ne s'était pas vraiment préparé pour un évènement sur deux ans. Juste après les championnats de France, j'ai eu une discussion avec Julien Jacquier, mon coach à Marseille, et on s'est dit que la seule médaille qui me manquait c'était les Jeux donc on allait se préparer pour les JO. On pourrait être fort aux Mondiaux mais l'objectif c'est les Jeux donc on a fait une très grosse phase de travail durant les trois derniers mois. C'est vrai que ça faisait très longtemps que je ne l'avais pas fait, ça fait quelques années que je nage maintenant et je n'ai pas vraiment compris mon corps. Je suis tombé dans une très grosse fatigue, les compétitions ont vraiment été difficiles, j'ai fait des temps qui étaient bien loin de ce que j'espérais. On est un peu dans l'inconnu, mais on sait qu'il y a eu du travail de fait, on sait que niveau technique ça commence vraiment à remonter, je commence à être vraiment bien physiquement donc l'espoir est là, on peut croire au meilleur.

Des Mondiaux, ça se prépare comme des JO ?
Il n'y a pas vraiment de différences. C'est pareil. Sauf que la compétition (les JO) est plus jolie et que c'est le rêve de tout sportif, mais on essaye de se détacher de ça, d'être vraiment tourné sur sa performance, d'être égoïste sur ce qu'on fait. Après, ça reste une baston de 50m avec huit lignes, et il faut toucher devant ses sept copains.

« Je pense que j'essaierai de faire la saison 2017 »

A Kazan, ce sera votre dernier 50m dos (discipline non olympique), comment le vivez-vous ?
C'est vrai, ça sera mon dernier 50 ou je serai vraiment préparé, ou j'aurai fait une vraie saison avant. Donc, j'aimerais bien finir sur une belle touche, au moins sur une victoire, et pourquoi pas aller encore plus vite. Maintenant, la préparation a fait que je ne sais pas trop ou j'en suis, donc on verra. J'ai vraiment envie de nager vite, je sais que, quand on regarde les rankings mondiaux cette année, il y a de la place. Donc j'espère vraiment que je peux nager très vite.

Pourquoi aimez-vous autant le 50m dos ?
Je ne sais pas. Peut être parce que c'est le plus simple pour moi (rire). C'est où je suis le plus à l'aise, même si souvent les quinze premiers mètres sont les plus délicats, j'arrive à accélérer, être plus rapide que les autres. C'est une nage qui n'a pas besoin de beaucoup d'entrainement, c'est une nage qui ne dure pas très longtemps, où on ne se fait pas beaucoup mal, et en plus à l'arrivée je gagne souvent donc c'est vraiment ma préférée (rires).

Après Rio, vous verra-t-on encore dans les bassins ?
Je pense que j'essaierai de faire 2017 (Mondiaux à Budapest, ndlr), en essayant de travailler un peu à côté, travailler la reconversion, mais après 2017 c'est sûr que vous ne me reverrez plus dans une piscine.

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