Cameron exclut un face-à-face télévisé avec Miliband

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(Précisions, Miliband, Kellner) LONDRES, 5 mars (Reuters) - Le Premier ministre britannique David Cameron a exclu jeudi de participer à des face-à-face télévisés "à l'américaine", notamment avec le dirigeant travailliste Ed Miliband, dans le cadre de la campagne pour les élections législatives du 7 mai. Les conservateurs et le Labour sont au coude-à-coude dans les sondages et Ed Miliband aurait probablement le plus à gagner d'un face-à-face, sa cote de popularité étant pour l'instant bien inférieure à celle du Premier ministre sortant. David Cameron, précise une lettre publiée par ses services, rejette l'idée des chaînes de télévision de participer à plusieurs débats. Il n'accepterait qu'un seul grand débat réunissant les dirigeants de tous les partis. Le chef du gouvernement propose ainsi un débat d'une heure et demie le mois prochain entre les chefs de sept partis: les conservateurs, les libéraux-démocrates, partenaires minoritaires du gouvernement, les travaillistes, le parti eurosceptique UKIP (Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni), les Verts, les nationalistes écossais et gallois et le Parti unioniste démocrate (DUP) nord-irlandais. "Ceci est notre dernière offre, et, pour être clair, le Premier ministre ne participera pas à plus d'un débat", lit-on dans une lettre envoyée aux télévisions par Craig Oliver, directeur de la communication du chef du gouvernement. Pour Ed Miliband, cette décision prouve simplement que David Cameron a peur de débattre avec lui. "Il fuit le débat avec moi", a-t-il dit à la télévision. "Il tremble devant le public. Moi, je suis prêt à débattre avec lui, n'importe quand et n'importe où." Lors de la précédente campagne électorale en 2010, David Cameron n'avait guère convaincu lors des débats télévisés, suivis par 22 millions de personnes. Ces débats avaient permis une remontée des libéraux-démocrates et probablement contribué à priver le Parti conservateur d'une majorité absolue à la Chambre des communes. "En 2010, ces débats ont été largement suivis et ont fait la différence", explique Peter Kellner, de l'institut de sondages YouGov. "Les libéraux-démocrates en ont profité, privant les conservateurs d'une victoire sans appel." David Cameron a rejeté les accusations de ses adversaires. "En proposant un grand débat à sept, je permets de débloquer les choses. Ensuite, chacun pourra faire ce qu'il a à faire et parcourir le pays lors de la campagne", a-t-il dit sur la chaîne de télévision Sky News. (Andrew Osborn et William James; Danielle Rouquié et Guy Kerivel pour le service français)

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