Cameron et les Européens jouent les prolongations à Bruxelles

le , mis à jour à 18:15
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    * Les discussions pour éviter un Brexit se prolongent 
    * "La situation est critique", dit un responsable européen 
    * Les partenaires de Londres rechignent à offrir trop de 
concessions 
    * Nouvelle séance pour tenter de conclure un accord 
 
 (Actualisé avec précision sur le dîner, annulation du conseil 
des ministres britannique prévu dans la soirée à Londres §) 
    par Jan Strupczewski, Paul Taylor et Jean-Baptiste Vey 
    BRUXELLES, 19 février (Reuters) - Le bras de fer devait se 
poursuivre au moins jusqu'à vendredi soir à Bruxelles entre le 
Royaume-Uni et les dirigeants européens pour parvenir à un 
accord visant à convaincre les Britanniques de rester dans 
l'Union européenne. 
    Alors que les rencontres bilatérales se succédaient depuis 
la fin de la matinée, plusieurs points de blocage persistaient, 
provoquant les reports successifs de la réunion plénière des 
chefs d'Etat et de gouvernement, d'abord à 14h30 (13h30 GMT), 
puis 15h30, puis 16h00, puis en fin de journée. 
    "La situation est critique", a dit un responsable européen. 
"La réunion des dirigeants a été repoussée au plus tôt au dîner, 
et il leur a été demandé de réserver des hôtels pour demain." 
    Le dîner des dirigeants est prévu à 20h00. "Nous avons 
progressé sur la plupart des questions, mais il reste des 
questions en suspens", a dit un autre responsable européen. 
"Nous pensons qu'il y a une chance, une bonne chance de pouvoir 
boucler les discussions, nous l'espérons lors du dîner", a-t-il 
dit. 
    Sur Twitter, le secrétaire d'Etat tchèque aux Affaires 
européennes, Tomas Prouza, s'est dit "de plus en plus perplexe à 
mesure que le temps passe devant l'approche britannique de refus 
de toute négociation". 
    La République tchèque est un des pays d'Europe centrale qui 
réclament des limites à la solution proposée pour réduire les 
prestations sociales dont bénéficient les travailleurs immigrés 
de pays membres de l'UE installés en Grande-Bretagne. 
    Les détails concernant la suppression des allocations 
familiales pour ces travailleurs, souhaitée par le Premier 
ministre britannique, David Cameron, comptaient parmi les 
principaux points de blocage. 
    En milieu de journée, l'assurance que les banques 
britanniques seraient soumises à la même réglementation que 
leurs concurrentes européennes, une exigence de la France, 
faisait également toujours l'objet de négociations. 
     
    TENSIONS AVEC LA GRÈCE 
    David Cameron a répété en arrivant au Conseil européen pour 
ce second jour de négociation qu'il ne signerait que si ses 
demandes étaient satisfaites. 
    La situation s'est envenimée dans la journée à propos de la 
crise des réfugiés, l'autre sujet à l'ordre du jour de ce 
Conseil européen, les Grecs menaçant de ne pas signer l'accord 
sur le Royaume-Uni s'ils n'obtenaient pas d'assurance sur la non 
fermeture des frontières par des membres de l'Union. 
    A son arrivée à Bruxelles jeudi, le Premier ministre 
britannique avait souhaité conclure "un accord suffisamment fort 
pour convaincre le peuple britannique" (...) et "régler ce 
problème pour une génération".  
    Cameron, qui entend commencer les démarches pour tenir le 
référendum sur le maintien ou pas de son pays dans l'Union 
européenne, probablement le 23 juin, aussitôt un accord conclu, 
prévoyait initialement de réunir son gouvernement vendredi soir 
à Londres pour présenter les conclusions du sommet européen. Il 
a annoncé en fin d'après-midi sur Twitter que ce conseil des 
ministres n'aurait pas lieu ce vendredi soir. 
    Les Britanniques sont partagés sur la question. Selon un 
sondage TNS publié vendredi, les personnes favorables à une 
sortie de l'Union européenne ont deux points d'avance sur les 
partisans du maintien, à 36% contre 34%.   
    François Hollande a quant à lui prévu une interview sur 
France Inter de 18h00 à 20h00. 
     
    VOIR AUSSI 
    LE POINT sur les négociations entre Londres et l'UE 
  
    ECLAIRAGE A quoi ressemblerait un Brexit ?   
    ANALYSE Un "Projet panique" pour maintenir le Royaume-Uni 
dans l'UE   
 
 (avec Gabriela Baczynska et la rédaction européenne de Reuters 
et Jan Lopatka à Prague; édité par Jean-Stéphane Brosse et 
Henri-Pierre André) 
 
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