Cameron constate des "progrès" avec l'UE pour éviter un "Brexit"

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    * Plus de trois heures de discussions à 28 
    * Cameron prédit des négociations "difficiles" 
    * Hollande et Merkel insistent sur les acquis européens 
    * Les pays de l'Est veulent éviter toute "discrimination" 
 
    BRUXELLES, 18 décembre (Reuters) - David Cameron a constaté 
jeudi soir des "progrès" dans les discussions avec ses pairs 
européens sur les concessions qu'il demande dans le cadre de son 
projet de référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'UE. 
    Les négociations seront "difficiles", a toutefois prévenu le 
Premier ministre britannique, qui a débattu pendant plus de 
trois heures avec ses pairs réunis à Bruxelles.  
    "La bonne nouvelle c'est qu'il y a une issue vers un 
accord", a-t-il dit, ajoutant qu'il restait du travail pour 
parvenir à s'entendre sur les quatre champs de réformes qu'il 
souhaite voir adoptées. 
    Les Vingt-huit espèrent pouvoir jeter d'ici le Conseil 
européen de février les bases d'un accord permettant à David 
Cameron de lancer, en prônant le "oui", sa campagne sur le 
référendum qu'il a promis d'organiser d'ici 2017. 
    Au terme d'une discussion "franche et ouverte", les 
dirigeants ont "bien réduit le nombre de points qui sont en 
discussion", a souligné François Hollande.  
    De l'avis général, deux des quatre points défendus par 
Londres continuent de poser particulièrement problème. 
    Le premier concerne le souhait de Londres d'empêcher les 
ressortissants de pays membres de l'UE qui viennent travailler 
au Royaume-Uni de bénéficier de certaines prestations sociales 
lors de leurs quatre premières années de résidence.  
     
    "IL PEUT Y AVOIR DES ADAPTATIONS" 
    David Cameron veut aussi interdire à ces travailleurs 
européens de transférer à l'étranger leurs allocations 
familiales. 
    La proposition vise à rendre la Grande-Bretagne moins 
attractive pour les migrants, en particulier ceux des pays 
d'Europe de l'Est membres de l'UE. Mais elle constituerait une 
violation du droit européen sur la libre circulation des 
travailleurs. 
    La chancelière allemande Angela Merkel, tout comme François 
Hollande, ont insisté sur l'importance de préserver les acquis 
européens.  
    "Il peut y avoir des adaptations, des aménagements mais il 
doit y avoir le respect des principes, des règles, des acquis 
européens", a dit le président français, qui a laissé entendre 
que le référendum aurait lieu en juin 2016. 
    "Nous avons clairement indiqué que nous étions prêts au 
compromis, mais toujours sur la base de la préservation des 
principes européens de base, qui incluent la non-discrimination 
et la liberté de mouvement", a souligné Angela Merkel. 
    Les Polonais sont les principaux bénéficiaires des mesures 
de libre circulation depuis l'entrée de leur pays dans l'Union 
en 2004, ainsi, depuis 2007, que les Roumains et Bulgares. 
    Dans une déclaration commune diffusée jeudi, les pays du 
groupe de Visegrad - Pologne, Hongrie, Slovaquie et République 
tchèque - affirment qu'ils rejetteront toute demande britannique 
considérée comme "discriminatoire" à leur égard ou limitant sa 
"liberté de mouvement". 
    Londres souhaite par ailleurs une procédure permettant de 
tenir compte des intérêts des pays qui ne sont pas membres de la 
zone euro lorsque l'Eurogroupe prend des décisions et que l'on 
change l'objectif actuel des traités de l'UE, qui est de créer 
une "union sans cesse plus étroite". 
    François Hollande a fait part de ses réticences face à cette 
demande.  
    "Nous ne pouvons pas accepter (...) que des pays extérieurs 
à la zone euro entravent les volontés d'avancer dans la zone 
euro et freinent les marches nécessaires pour aller plus loin 
dans l'intégration monétaire", a-t-il expliqué. 
    Malgré ces obstacles, le président polonais du Conseil 
européen, Donald Tusk, s'est dit optimiste sur les chances de 
trouver un accord avec le gouvernement britannique d'ici le mois 
de février. 
 
 (Elizabeth Pineau, Alissa de Carbonnel, Elizabeth Piper, Robin 
Emmott, Henri-Pierre André) 
 
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