Cameron condamne le "meurtre abject" de l'otage David Haines

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LONDRES, 14 septembre (Reuters) - Le Premier ministre britannique David Cameron, qui a condamné le meurtre "abject et épouvantable" de David Haines, l'otage britannique tué par l'Etat islamique, devait présider dimanche une réunion d'urgence de son gouvernement pour déterminer la réponse à opposer à cette exécution. Originaire de Perth, en Ecosse, David Haines, qui était âgé de 44 ans et père de deux enfants, avait été enlevé en mars 2013 en Syrie où il travaillait pour l'ONG française Acted. Après les journalistes américains James Foley et Steven Sotloff, il est le troisième Occidental dont les djihadistes filment et diffusent la décapitation depuis le déclenchement, début août, des frappes américaines contre des cibles djihadistes dans le nord de l'Irak. "C'est un meurtre abject et épouvantable, un acte de pure cruauté", a réagi le chef du gouvernement britannique dans un communiqué diffusé par Downing Street. "Mes pensées vont à la famille de David Haines qui a fait preuve d'un courage et d'une force extraordinaires." "Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour traquer ces assassins et nous assurer qu'ils seront traduits en justice, quel que soit le temps que cela prendra", a-t-il ajouté. Le bourreau qui apparaît sur ce nouvel enregistrement semble être l'homme à l'accent anglais déjà auteur des décapitations de James Foley, le 19 août, et Steven Sotloff, le 2 septembre, et que les services britanniques tentent de l'identifier au moyen de techniques de reconnaissance vocale. En Ecosse, où vivait David Haines, le Premier ministre du gouvernement autonome, Alex Salmond, a dénoncé un "acte indicible de barbarie" Son frère, Mike Haines, lui a rendu hommage. "Il manquera terriblement", dit-il dans un communiqué diffusé par le Foreign Office. Sur le plan politique, des membres du Parti conservateur de Cameron l'appellent à ordonner des frappes aériennes britanniques contre l'Etat islamique. Onze ans après l'intervention militaire en Irak au côté des Etats-Unis, le gouvernement s'en tient pour l'heure à des livraisons d'aide humanitaire et d'armes et à des missions de surveillance mais n'exclut rien sinon l'envoi de troupes de combat au sol. (Guy Faulconbridge et Andrew Osborn; Jean-Stéphane Brosse et Henri-Pierre André pour le service français)

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