Cambodge : les rassemblements d'opposants interdits

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Cambodge : les rassemblements d'opposants interdits
Cambodge : les rassemblements d'opposants interdits

La police cambodgienne a dispersé samedi matin des centaines de manifestants de l'opposition rassemblés dans un parc de Phnom Penh. Des policiers anti-émeute équipés de boucliers et de matraques sont entrés dans ce parc, provoquant la fuite des partisans du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP) qui y étaient rassemblés depuis décembre pour réclamer de nouvelles élections. «Je déplore que les autorités, sous le contrôle du Parti du peuple cambodgien (CPP), aient réprimé les manifestants au parc de la démocratie», a commenté le porte-parole du CNRP Yim Sovann. «C'est l'acte d'une dictature communiste», a-t-il ajouté, soulignant que les manifestants avaient fui pour éviter des violences.

Les autorités ont décidé aussitôt d'interdire tout nouveau rassemblement. «Etant donnée la situation et pour maintenir la sécurité et l'ordre (...), la municipalité de Phnom Penh a décidé de ne pas autoriser le Parti du sauvetage national du Cambodge à continuer ses manifestations au parc de la Démocratie et à marcher dans les rues de la capitale à partir du 4 janvier et jusqu'à ce que la situation et l'ordre public reviennent à la normale», a déclaré le gouverneur de la capitale Pa Socheatvong.

Le Premier ministre au pouvoir depuis trente ans

Cette interdiction survient au lendemain de la répression d'une manifestation d'ouvriers du textile réclamant des augmentations de salaire. Des milliers d'ouvriers bloquaient une route devant leurs usines et certains manifestants armés de bâtons, de pierres et de cocktails Molotov s'opposaient aux forces de l'ordre. La police militaire a d'abord procédé à des tirs de semonce, avant d'ouvrir le feu directement sur les manifestants. «Trois personnes sont mortes et deux ont été blessées», a déclaré Chuon Narin, commissaire adjoint de la police de Phnom Penh. La Ligue cambodgienne de défense des droits de l'Homme évoquait pour sa part quatre morts et 21 ...

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