Cambodge : le plafond d'une usine de textile s'effondre, 2 morts

le
0
Cambodge : le plafond d'une usine de textile s'effondre, 2 morts
Cambodge : le plafond d'une usine de textile s'effondre, 2 morts

Le plafond d'une usine de fabrication de chaussures d'un fournisseur du groupe japonais Asics s'est effondré jeudi dans le sud du Cambodge tuant deux personnes, selon la police, nouveau drame industriel trois semaines après la mort de plus d'un millier d'ouvriers du textile au Bangladesh.

Soldats et équipes de secours se sont activés pour fouiller les décombres de ce qui semblait être une passerelle chargée de chaussures de sport et sandales de toile. «Deux ouvriers - un homme et une femme - ont été tués et onze autres ont été blessés», a indiqué Khem Pannara, chef de la police du district, dans la province de Kampong Speu (sud), stigmatisant la «construction défectueuse» de la structure.

La police a indiqué que le propriétaire de l'usine, située à 50 km au sud de Phnom Penh, était interrogé. Selon un responsable du syndicat Free Trade Union, l'atelier «Wing Star Shoes» appartient à un Taïwanais et fournit la marque d'équipements de sport japonaise Asics. «Tous les jours, plus de 100 ouvriers travaillent là, mais je ne sais pas combien travaillaient ce matin», a déclaré une ouvrière cambodgienne de 29 ans. «J'ai été si choquée. Je pleurais. J'ai vu du sang venir des décombres».

Le textile est un marché de 4,6 milliards de dollars pour le Cambodge

Les exportations de textile ont rapporté 4,6 milliards de dollars au Cambodge l'an dernier, une somme énorme pour ce pays qui relance lentement sa machine économique depuis quelques années, après des décennies de guerre civile. Plusieurs grandes marques mondiales de confection produisent au Cambodge, notamment Puma, Gap, H&M ou encore Levi Strauss.

Quelque 650 000 ouvriers travaillent dans le secteur, dont 400.000 pour des sociétés exportatrices. Mais des scènes d'évanouissements collectifs ont tiré la sonnette d'alarme ces dernières années, un phénomène attribué par les syndicats au surmenage, à la sous-alimentation et à la mauvaise...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant