Cambadélis veut la suspension de l'auteur de la fuite sur Merkel

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CAMBADÉLIS VEUT LA SUSPENSION DE L'AUTEUR DE LA FUITE SUR MERKEL
CAMBADÉLIS VEUT LA SUSPENSION DE L'AUTEUR DE LA FUITE SUR MERKEL

PARIS (Reuters) - Le député socialiste Jean-Christophe Cambadélis, coordinateur d'un texte finalement édulcoré critiquant l'Allemagne, a dit lundi qu'il demanderait la suspension du Parti socialiste de l'auteur de la fuite du document préparatoire à la presse.

La publication du texte dans le quotidien Le Monde a provoqué de nombreuses critiques car ses auteurs y dénonçaient "l'intransigeance égoïste" de la chancelière Angela Merkel et appelaient à un "affrontement démocratique" avec l'Allemagne.

"Ce brouillon ne devait pas se retrouver dans la presse et si nous retrouvons celui qui a fourni ce texte à la presse, je demanderai qu'il soit suspendu du Parti socialiste", a dit Jean-Christophe Cambadélis, qui est également vice-président du Parti socialiste européen (PSE), sur LCI.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a renouvelé ses appels au calme.

"La relation entre les deux pays est solide et, chacun le sait, essentielle pour permettre à l'Europe de surmonter la crise", explique-t-il dans un entretien à la Dépêche du Midi.

"C'est justement grâce à ce dialogue intense et respectueux que nous donnerons un nouvel élan au projet européen et que nous trouverons le chemin de la croissance. Nous sommes les piliers de l'Europe et cette responsabilité nous oblige", ajoute-t-il.

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a estimé lundi sur Europe 1 qu'"il faut mettre un petit peu de raison et de calme dans tout ça".

Le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, estime quant à lui que "l'idée qu'il faudrait une 'confrontation' avec l'Allemagne est fausse et totalement contre-productive".

"Ce n'est pas en entrant dans une logique de dénonciation, de stigmatisation ou de rupture que l'on peut espérer faire avancer les choses. Au contraire : agir ainsi, c'est jouer sur des réflexes assez ambigus et à coup sûr être perdants à l'arrivée", ajoute-t-il dans un entretien publié sur le site internet du quotidien Le Monde.

Dimanche, deux autres poids lourds du gouvernement, Manuel Valls et Michel Sapin avaient critiqué ces prises de position anti-allemandes.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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  • M9390997 le lundi 29 avr 2013 à 10:46

    Que l Allemagne claque la porte à la France

  • godardja le lundi 29 avr 2013 à 10:39

    Encore un couac de plus. Mais derrière il y a un problème beaucoup plus grave : le PS est profondément divisé sur l'Europe depuis 2005 et le referendum (et pas seulement sur l'Europe). La relation franco-allemande est en train de tourner à la farce.

  • gablex le lundi 29 avr 2013 à 10:23

    Ayez le courage de vos opinions et arrêtez avec le machiavélisme. Ca manque encore d'honnêteté.

  • M2280901 le lundi 29 avr 2013 à 09:50

    ils s'embourbent tous les jours un peu plus