Calais, ville d'accueil de migrants (3) : les survivants de la Méditerranée

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Un migrant de nationalité afghane montre ses blessures infligées par les talibans dans son pays d'origine.
Un migrant de nationalité afghane montre ses blessures infligées par les talibans dans son pays d'origine.

Chaque nuit, ils essayent de passer. Passer la frontière maritime entre la France et l'Angleterre. La tâche n'est pourtant pas facile, et parfois très dangereuse. Les associations déconseillent aux journalistes d'aller filmer les migrants tentant de pénétrer dans les camions qui passent sous la Manche. Quand l'un se fait rouler dessus, d'autres sont rattrapés par la police, qui les renvoie à leur campement, situé à l'extérieur de Calais.

L'objectif pour chacun : atteindre l'"eldorado" britannique. "Là-bas, tous nos problèmes seront résolus", assure Khalid, arrivé depuis deux mois au campement de Calais. Pour beaucoup, il s'agit aussi de quitter les conditions dans lesquelles ils vivent dans cette "jungle", "bidonville", selon les associations. Il n'est pas rare de voir un migrant se blesser. Le jour du tournage de la vidéo ci-dessus, ce fut accidentellement avec un couteau et dans le dos. Un autre jour, une violente bagarre éclate entre Éthiopiens et Soudanais, à propos d'un vol de vélo. Bilan : un nouveau blessé amené à l'hôpital de la ville."Nous n'avons pas le choix"

Ce qui frappe lorsque les migrants témoignent, ce sont les traumatismes qui jalonnent leur voyage. De l'Afrique à l'Europe, certains sont recherchés par les autorités de leur pays, d'autres voient leurs amis mourir dans les naufrages des bateaux qui traversent la Méditerranée. D'autres encore étaient militaires attachés à l'Otan, policiers, enseignants,...

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