Calais : le sort de nombreux mineurs toujours en suspens vendredi

le , mis à jour à 14:27
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Calais : le sort de nombreux mineurs toujours en suspens vendredi
Calais : le sort de nombreux mineurs toujours en suspens vendredi

Éloignés jeudi soir de la «Jungle» par les forces de l'ordre, ils ont passé la nuit dans une zone rasée, dormant où ils le pouvaient, notamment dans une église et une mosquée restées debout. Vendredi matin, de 100 à 200 migrants erraient toujours aux abords de ce qui reste du bidonville de Calais, désormais vidé de ses habitants.

 

Vers 14 heures, une cinquantaine de jeunes migrants ont quitté les lieux par car. Ces jeunes, parmi lesquels beaucoup de Soudanais, doivent être hébergés dans un Centre d'accueil et d'orientation (CAO) dédié. De 50 à 70 autres jeunes, faisant partie du même groupe et qui se déclaraient presque tous mineurs, devaient embarquer à leur tour dans la foulée. L'opération a lieu en présence du sous-préfet de Calais Vincent Berton. 

 

 

De nouvelles arrivées de migrants en fin de semaine

 

Malgré la fin programmée du bidonville, des adolescents arrivaient toujours en fin de semaine, alors que «l'opération humanitaire» est close depuis mercredi soir. Des voitures immatriculées en Belgique, aux Pays-Bas, auraient été vues en train déposer des mineurs désireux de rejoindre la Grande-Bretagne. Le sort de ces jeunes nourrit d'ailleurs des échanges aigres-doux entre Paris et Londres, tandis que le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies a «exhorté» vendredi «les autorités françaises à s'assurer de la sécurité et de la santé des enfants» présents à Calais. 

 

La veille, le gouvernement britannique, en écho à des critiques de son attitude portées par des associations, avait appelé la France à protéger «comme il se doit» les migrants mineurs de la zone de Calais. Les autorités françaises, «surprises», ont répliqué en évoquant les mineurs en attente au CAP, souhaitant «que le Royaume-Uni prenne rapidement ses responsabilités et accueille ces mineurs».

 

Depuis le 17 octobre, 1.451 mineurs ont été «mis à l'abri» en France, tandis ...

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