Calais : huit associations demandent le report du démantèlement de la «Jungle»

le , mis à jour à 13:06
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Calais : huit associations demandent le report du démantèlement de la «Jungle»
Calais : huit associations demandent le report du démantèlement de la «Jungle»

Dans une lettre ouverte à Bernard Cazeneuve, huit associations ont demandé jeudi le report du démantèlement programmé d'une partie de la «jungle»de Calais. Une requête à laquelle le ministre de l'Intérieur a opposé les conditions de vie ««indignes»» des migrants concernés.

Dans leur lettre, les associations (Médecins du Monde, le Fnars, Emmaüs, le Secours Catholique, la Cimade, le Secours Islamique, ATD Quart Monde et CCFD Terre solidaire) font part de leur «profonde opposition» au projet de démantèlement, annoncé par la préfecture, qui ne s'accompagne pas, selon elles, «de véritables solutions alternatives». Selon les signataires, ce démantèlement «ne fera qu'ajouter des tensions aux tensions, et fragiliser encore un peu plus les quelques milliers d'exilés que la France et la Grande-Bretagne se montrent incapables d'accueillir convenablement».

Pour eux, «il n'est pas question» de «vouloir pérenniser des conditions d'accueil à bien des égards dégradantes», mais les alternatives que la préfète «estime suffisantes» pour justifier le démantèlement de la jungle, où vivent actuellement 4.000 migrants, sont «très loin de répondre aux besoins et aux problèmes rencontrés». Par ailleurs, ils estiment qu'«une évacuation brutale provoquerait des reconstitutions de campements, notamment à Grande-Synthe», où 1.500 migrants vivent déjà dans la précarité.

Evacuer la partie sud de la «Jungle»

La préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, avait annoncé vendredi dernier vouloir faire évacuer un millier de migrants (jusqu'à 2.000 selon l'association L'Auberge des migrants) de la partie sud de la «Jungle», soit 50% de la superficie totale. Ils ont le choix entre le Centre d'accueil provisoire (CAP) ouvert en janvier dans la partie nord du camp, et capable d'accueillir 1.500 personnes dans des conteneurs aménagés, ou différents centres d'accueil et d'orientation (CAO) créés ailleurs en ...

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  • nanard83 il y a 11 mois

    De toute façon , en éparpiller la moitié pour les saupoudrer dans tout le pays , à quoi bon ??De quoi contaminer ( si ce n'est fait ) le reste du pays , autant les laisser là , ceux qui passeront la Manche , au revoir , les autres seront au moins entourés !!

  • g.dupuy il y a 11 mois

    Il faudrait des bus pour les amener dans la cour de l élysée

  • bordo il y a 11 mois

    Evidemment, çà leur fait un boulot ! Vous vous imaginez, chercher d'autres miséreux, c'est du boulot.