Calais-Douvres : MyFerryLink autorisé à poursuivre ses navettes

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Calais-Douvres : MyFerryLink autorisé à poursuivre ses navettes
Calais-Douvres : MyFerryLink autorisé à poursuivre ses navettes

Le 9 juillet, les trois bateaux de MyFerryLink (ex Sea-France) appartenant à Eurotunnel et exploités par la SCOP étaient condamnés à rester à quai en raison d'une décision de l'autorité de la concurrence britannique estimant que les liens entre le groupe ferroviaire et la compagnie maritime entraînait un risque monopolistique sur le trafic transmanche entre Calais et le port du Kent à Douvres...

Sous peine de complètement saborder l'entreprise avec ses 600 salariés, Eurotunnel a décidé de mettre en vente ses bateaux... Coup de théâtre et changement de cap: la Cour d'appel britannique a donné raison, vendredi, à la compagnie maritime française MyFerryLink en lui permettant la poursuite de ses activités.

«Une victoire significative»

«Cette décision représente une victoire significative pour nos employés dévoués et nos clients qui vont continuer à bénéficier d'une concurrence saine sur les traversées maritimes courtes», a aussitôt réagi la compagnie maritime. Même tonalité pour Alain Vidalies, le secrétaire d'Etat aux transports en assurant qu'il s'agissait «d'une excellente nouvelle pour l'armement sous pavillon français et pour l'emploi à Calais».

Même si l’autorité de la concurrence britannique, désavouée, a fait savoir qu’elle allait « étudier le jugement » avant de décider d’un recours, ou non, devant la cour suprême, cette décision pourrait rebattre les cartes et pousser Eurotunnel a revoir sa décision de vendre ses navires alors qu'elle considère ce business maritime comme stratégique et rentable. Après avoir subi une perte d'exploitation de 22 millions d'euros en 2013, Jean-Jacques Gounon, le pdg avait assuré à la mi-mars que la compagnie serait à l'équilibre en 2015. Eurotunnel reste en charge de la commercialisation des billets et à confié l'exploitation des bateaux via un contrat de location à une Scop constituée par d’anciens salariés de SeaFrance.

Le processus de ...

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  • M476110 le samedi 16 mai 2015 à 14:20

    Oui Cesarski, je pensais exactement la même chose. Les Britihs ne se sont pas ravisés par souci de justice ! Ils se sont simplement rendus compte que leurs intérêts avaient changé ou qu'ils n'étaient pas exactement là où ils pensaient qu'ils étaient. Pragmatisme anglo-saxon dans toute sa splendeur qui fait que ce pays, qui n'a rien pour lui, a constitué un des plus grand empire jamais constitué.

  • DADA40 le samedi 16 mai 2015 à 14:12

    En fait les GB voulaient le monopole maritime sur le chanel. Mais c'est la Manche et les français essayent de résister.

  • DADA40 le samedi 16 mai 2015 à 14:11

    Eurotunnel n'est que propriétaire des bateaux. Bravo à la cour d'appel car la société qui exploite les bateaux est distincte. Si on interdisait aux sociétés de détenir des actifs ailleurs ce serait la panique : les GB doivent bien se tenir car on a des moyens de rétorsion dans ce domaine!

  • pierry5 le samedi 16 mai 2015 à 13:04

    Si cette compagnie appartient à Eurotunnel, elle est à la solde de celle ci et ne va pas tarder à augmenter les tarifs pour éviter que ces bateaux ne concurrence le train. Les British auraient du tenir bon.

  • cesarski le samedi 16 mai 2015 à 11:37

    il faut exiger une indemnité significative de l Angleterre correspondant a la de perte de chiffre d affaires suite a cette interdiction injustifiée et au stress des salaries de cette compagnie. Etonnant de la part d un pays qui érige le libéralisme en religion économique sauf chez les concurrents.