Calais : des opérations coup de poing pour réclamer le démantèlement de la «Jungle»

le , mis à jour à 20:28
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Calais : des opérations coup de poing pour réclamer le démantèlement de la «Jungle»
Calais : des opérations coup de poing pour réclamer le démantèlement de la «Jungle»

Ils disent qu'ils n'en peuvent plus. Des coups de freins sur la rocade menant au port, de la frousse de renverser un migrant, de la crainte d'une agression pour un passage sous la Manche, des dégradations, ou des champs ravagés à proximité de la « Jungle » de Calais. 

Dès l'aube, ce lundi, les commerçants, agriculteurs et transporteurs routiers de Calais ont mené une double-opération escargot ainsi qu'une chaîne humaine, réunis vers la mi-journée aux abords du tunnel sous la Manche, sur l'autoroute A16. Leur objectif était de faire pression sur le gouvernement, en dépit de la promesse d'agir de Bernard Cazeneuve, formulée vendredi, afin d'obtenir une date, au plus tôt, pour le démantèlement du plus grand bidonville de France. 

En fin de journée, après une réunion à la sous-préfecture du Pas-de-Calais, le président de la fédération régionale du transport routier David Sagnard a appelé à la levée des barrages routiers. Des routiers ont toutefois exprimé leur désaccord et le mouvement pourrait se poursuivre toute la nuit, ont prévenu les organisateurs, précisant toutefois qu'ils « n'iraient pas au conflit avec les forces de l'ordre ». « On ne bouge pas! On attend des réponses du gouvernement, notamment concernant la demande de zone franche et les aides aux entreprises en difficulté. Beaucoup d'entreprises ont dû s'endetter pour la sécurisation », confiait dans la journée Frédéric Van Gansbeke, porte-parole du collectif des entreprises et commerces du Calaisis.

 

VIDEO. Calais : « Ma peur, c'est qu'un routier pète un câble et prenne pour cible un migrant »

VIDEO. Le ras-le-bol des commerçants de Calais (BFMTV)

« C'est le salaire de la peur. On se pose chaque matin la question de savoir si notre journée de travail ne va pas être gâchée, si un migrant ne va pas éventrer la bâche du camion. Et si la marchandise est endommagée, c'est retour direct à la case départ », ...

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  • s.thual il y a 3 mois

    Les habitants et commercant-shirt ont raison on peut comprendre leur exaspération. ..avant tout il faut dans ces migrants expulser d autorité ceux en âge de défendre leur pays où de travailler qui fuient attendant que nos forces militaires ou sociales se fassent crevers la peaux à leur place.de plus quand on sait les exactions commises il y a de quoi créer un pénitencier productif pour obtenir réparation envers les victimes.