«Caisse noire» de l'UIMM : un an ferme pour l'ex-patron Denis Gautier-Sauvagnac

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«Caisse noire» de l'UIMM : un an ferme pour l'ex-patron Denis Gautier-Sauvagnac
«Caisse noire» de l'UIMM : un an ferme pour l'ex-patron Denis Gautier-Sauvagnac

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné lundi l'ex-patron Denis Gautier-Sauvagnac à trois ans de prison, dont deux avec sursis, dans l'affaire de la «caisse noire» de l'UIMM, la puissante fédération patronale de la métallurgie.

L'ancien leader patronal a également été condamné à verser une amende de 375.000 euros. Le procureur avait requis une peine de 2 ans de prison avec sursis et 250.000 euros d'amende à son encontre. «C'est une peine démesurée», a réagi dans la foulée Me Jean-Yves Le Borgne sur BFM TV, annonçant que son client allait faire appel.

Dans ses attendus, le tribunal a notamment estimé que M. Gautier-Sauvagnac avait eu «une participation centrale, en connaissance de cause et pendant des années», au «fonctionnement d'un système occulte de distribution d'importants fonds en espèces alors même qu'il disposait de tous les pouvoirs pour mettre un terme à ces pratiques frauduleuses».

Pour les juges, ces pratiques, contrairement à ce qu'a soutenu à l'audience M. Gautier-Sauvagnac, «ne concourraient pas à une meilleure régulation de la vie sociale mais concourraient à alimenter des soupçons de financement occulte de partis politiques, d'achats de parlementaires, d'achat de la paix sociale, d'enrichissement personnel, à jeter le discrédit sur tous les décideurs publics ou privés de la vie politique et économique du pays, de telle sorte qu'elles sont extrêmement négatives pour l'intérêt général».

L'ancien patron de l'UIMM avait expliqué lors du procès que les syndicats étaient bien les bénéficiaires des enveloppes d'argent liquide de la puissante fédération patronale de la métallurgie. Il comparaissait avec huit cadres dirigeants de l'époque, pour abus de confiance. La justice enquêtait sur la destination de quelque 16 millions d'euros retirés en liquide entre 2000 et 2007 des caisses de l'Entraide professionnelle des industries et des métaux (Epim), une structure de la ...

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  • M7093115 le lundi 10 fév 2014 à 17:13

    Tout ce système de soi disant représentation syndicale est pou rri On balance du fric à tout va, on aménage de juteuses petites planques pour les "élus" Résultat environ 10 % de syndiqués dans le privé Tout ce système est à réformer d' urgence

  • M4630217 le lundi 10 fév 2014 à 17:12

    Un an à son âge équivaut à 10 ans pour un jeune de 20 ans... Il paye pour beaucoup d'autres (suiver mon regard...) . Et s'il parle aujourd'hui on ne va pas s'ennuyer.

  • nebraska le lundi 10 fév 2014 à 16:33

    M781 - c'est qui les "pauvres âmes" ??? Les salariés français ??? Ceux qui sont le plus payé au monde et qui ont le plus d'avantages sociaux au monde ??? Ce sont eux les "pauvres âmes" ??

  • M4426670 le lundi 10 fév 2014 à 16:31

    Pas par l'ar.gent: ils auraient bien voulu! par la tête!

  • nono67 le lundi 10 fév 2014 à 16:30

    et les syndicats qui ont acceté cet argent liquide sans sourciller pour se financer ou autres , des condamnations ??? non bien sur, syndicats, ps et juges même combat !!

  • M4426670 le lundi 10 fév 2014 à 16:29

    C'est vraiment la "république des pou.rris"! Les juges en premiers!

  • M7817796 le lundi 10 fév 2014 à 16:29

    Le patronat qui achète aux syndicats le droit d'exploiter de pauvres âmes. La corruption et la trahison tout y est. Les dégâts des néolibéraux sont incommensurables.

  • M4426670 le lundi 10 fév 2014 à 16:28

    Les syndicats sont des "ponce pilate"!

  • M4426670 le lundi 10 fév 2014 à 16:27

    Les juges sont jaloux: ils n'ont pas touché!

  • M4426670 le lundi 10 fév 2014 à 16:26

    M. Gautier Sauvagnac s'est honoré en respectant sa parole. Les juges se sont déshonorés en jugeant à l'aune de l'état d'esprit d'aujourd'hui ce qui s'est passé il y a plusieurs années. Honte à eux!