Cahuzac "nie en bloc et en détail" les accusations de Mediapart

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JÉRÔME CAHUZAC DÉMENT CATÉGORIQUEMENT LES ACCUSATIONS DE MEDIAPART
JÉRÔME CAHUZAC DÉMENT CATÉGORIQUEMENT LES ACCUSATIONS DE MEDIAPART

PARIS (Reuters) - Jérôme Cahuzac a de nouveau nié dimanche, "en bloc et en détail", détenir un compte bancaire en Suisse et figurer sur l'enregistrement sonore qui constitue la pièce maîtresse de Mediapart dans son dossier contre le ministre délégué au Budget.

"J'ai nié en bloc, je comprends qu'il faut nier en détail. (...) Ça ne peut pas être moi puisque je n'ai jamais eu de compte à l'étranger. J'ai nié en bloc, je nie en détail", a-t-il déclaré dans le cadre du "Grand Rendez-vous" Europe 1/i>TELE/Le Parisien-Aujourd'hui en France.

Le 6 décembre, Mediapart a diffusé une bande sonore dans laquelle un homme présenté comme le ministre du Budget parle de son compte en banque en Suisse, ce qui peut s'avérer politiquement sensible, surtout pour un ministre de gauche chargé, notamment, de traquer l'évasion fiscale.

L'auteur de l'enregistrement, l'avocat et membre de l'UMP Michel Gonelle, auquel Jérôme Cahuzac avait ravi en 2001 la mairie de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), a contacté l'Elysée pour certifier son authenticité.

Michel Gonelle s'est vu conseiller, "s'il a des éléments tangibles, de les remettre à la justice, car c'est à la justice de faire son travail", a précisé la présidence en décembre.

Jérôme Cahuzac a déposé trois plaintes dans ce dossier et a fait savoir le 19 décembre qu'il avait demandé à la banque suisse UBS de dire si oui on non il a détenu un compte dans cet établissement afin de "clouer définitivement le bec" à ses accusateurs.

"LE VULGAIRE ET L'ACCESSOIRE"

"Ce que je ferai, ce que j'essaye de faire, c'est d'obtenir un document qui fasse litière de toutes ces accusations. C'est très difficile d'obtenir un tel document de la part d'une banque suisse", a-t-il expliqué dimanche, tout en ajoutant avoir "de bons espoirs d'y parvenir".

Le ministre a rappelé que chaque membre du gouvernement faisait l'objet d'une vérification fiscale avant sa prise de fonctions, laissant entendre qu'il n'y avait pas eu de suite le concernant.

Mediapart affirme que des vérifications fiscales approfondies sont en cours sur le patrimoine du ministre, ses déclarations au titre de l'impôt sur la fortune (ISF) laissant apparaître des anomalies. La Direction générale des Finances publiques (DGFIP) a démenti l'existence d'un tel contrôle.

Le site d'informations maintient ses informations, soulignant que l'expert-comptable de Jérôme Cahuzac a été convoqué le 19 décembre à la DGFIP pour s'y voir notifier les observations des responsables du service sur la déclaration ISF du ministre.

"Il n'est jamais bon d'être un ministre du Budget quand les impôts augmentent autant. Il n'est jamais bon de s'affirmer de gauche tout en indiquant que par exemple, les comptes doivent être tenus", a avancé le ministre dimanche.

"Il y a une chose que je ne ferai pas: c'est danser au rythme auquel certains voudraient me voir danser", a-t-il souligné, assimilant ces allégations au "vulgaire" et à "l'accessoire".

"Ce que j'ai fait a toujours été légal et régulier", a ajouté l'ancien chirurgien.

Jérôme Cahuzac a assuré qu'il assumait parfaitement ses fonctions et que cet épisode n'entravait pas sa mission.

"Ce n'est pas mon genre de jeter l'éponge", a-t-il dit.

Sophie Louet

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  • M2280901 le dimanche 6 jan 2013 à 12:28

    et son employée Philippine payée à coup de lance-pierre aussi ?