Cahuzac ne doute pas de la réponse suisse sur un présumé compte

le
0
JÉRÔME CAHUZAC DIT NE PAS DOUTER DE LA RÉPONSE SUISSE SUR UN PRÉSUMÉ COMPTE
JÉRÔME CAHUZAC DIT NE PAS DOUTER DE LA RÉPONSE SUISSE SUR UN PRÉSUMÉ COMPTE

PARIS (Reuters) - Jérôme Cahuzac a déclaré mercredi qu'il appartenait aux autorités françaises de dire si la réponse de la Suisse, sur l'existence supposée d'un compte lui appartenant à la banque UBS, l'innocentait ou non.

Le ministre du Budget, qui dément catégoriquement avoir détenu un tel compte, a affirmé qu'il ne connaissait pas le contenu du document remis par les autorités helvétiques, mais qu'il ne doutait pas du résultat.

"Comme moi je connais la vérité, je n'ai aucun doute quant à la nature de cette réponse", a-t-il dit lors de l'émission Questions d'info LCP-AFP-France Info. "Ce document est en France et les autorités de mon pays en disposent, c'est à elles de décider ce qu'elles en font".

Une enquête préliminaire a été ouverte en janvier par le parquet de Paris à la suite des accusation du site d'informations Mediapart soutenant que le ministre du Budget avait longtemps disposé d'un compte à la banque UBS, avant de le clôturer en 2010.

Les autorités suisses ont récemment transmis des informations à l'administration française dans le cadre d'une convention fiscale conclue entre la France et la Suisse, a confirmé mercredi Jérôme Cahuzac.

Selon le ministre, la banque UBS "a répondu à toutes les questions de l'administration" française. "J'ai simplement du mal à imaginer que cette réponse n'ait pas été portée" à la connaissance de l'Elysée et de Matignon, a-t-il précisé.

Selon Le Nouvel observateur, qui a révélé mardi que les autorités suisses avaient répondu à Paris, ce document montre que le ministre n'a pas fermé de compte à l'UBS en février 2010, contrairement à ce qu'affirme Mediapart.

D'autres recherches, apparemment tout aussi négatives, seraient remontées jusqu'à l'année 2006, mais pas au-delà pour des raisons de prescription.

Le parquet de Paris n'a pas souhaité mardi commenter ces informations.

Les éléments recueillis par les autorités françaises ont été remis aux policiers de la Dniff (Division nationale d'investigations financières et fiscales), qui enquêtent à la demande du procureur de Paris.

En janvier, l'ex-élu RPR Michel Gonelle avait remis à la police un enregistrement attribué au ministre du Budget et dans lequel ce dernier disait à un interlocuteur avoir un compte en Suisse.

L'ancien maire avait contacté un conseiller de l'Elysée fin décembre pour assurer que cette bande était authentique. Il s'est vu conseiller de saisir la justice s'il avait "des éléments tangibles" à l'encontre du ministre du Budget.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant