Cahuzac: Hollande annonce plusieurs mesures pour une exemplarité totale

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Le président François Hollande a annoncé mercredi plusieurs mesures pour assurer une "exemplarité totale" des responsables publics, assurant en outre que Jérôme Cahuzac n'avait bénéficié d'"aucune protection", en réponse aux doutes émis par la droite.

S'exprimant dans une courte déclaration télévisée après le conseil des ministres et avant son départ pour le Maroc, François Hollande a assuré que les élus condamnés pour fraude fiscale ou corruption seraient "interdits de tout mandat public".

Pour "renforcer l'indépendance de la Justice", la réforme du Conseil supérieur de la magistrature "sera votée cet été", a poursuivi le chef de l'Etat.

Le président s'est engagé aussi à ce qu'un projet de loi soit soumis au Parlement "dans les semaines qui viennent" pour "lutter de manière impitoyable contre les conflits entre les intérêts publics et les intérêts privés et assurer la publication et le contrôle sur les patrimoines des ministres et de tous les parlementaires".

Ce projet de loi sera porté, selon Matignon, par Alain Vidalies qui travaillait déjà à un texte sur ce sujet. Il s'agit en fait de "ranimer et traduire dans un texte de loi", explique Matignon, le rapport remis en janvier 2011 par Jean-Marc Sauvé et "enterré par la précédente majorité". Ce rapport faisait des propositions pour prévenir les conflits d'intérêt des agents publics.

"L'exemplarité des responsables publics sera totale", a assuré François Hollande.

Mis en cause par la droite sur ce qu'il aurait pu savoir du compte bancaire de Jérôme Cahuzac avant même ses aveux, François Hollande a assuré que l'ancien ministre du Budget n'avait bénéficié d'"aucune protection".

"J'affirme ici que Jerôme Cahuzac n'a bénéficié d'aucune protection autre que celle de la présomption d'innocence et il a quitté le gouvernement à ma demande dès l'ouverture d'une information judiciaire", a déclaré le président de la République, regrettant "une faute impardonnable (...) un outrage fait à la République".

Jean-François Copé, le président de l'UMP, a jugé mercredi que dans l'affaire Cahuzac, François Hollande avait soit fait preuve de "candeur", soit "menti", ajoutant que la "rupture" entre le chef de l'Etat et les Français était "consommée".

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  • M4661438 le mercredi 3 avr 2013 à 17:08

    hollande c'est bien celui qui a nommé son ex à la BPI par personne interposée non ?