Cahuzac balance feu Rocard

le , mis à jour à 07:30
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Cahuzac balance feu Rocard
Cahuzac balance feu Rocard

Dans l'affaire Cahuzac, il y a le « péché originel » avant les mensonges. Soit l'ouverture, le 26 novembre 1992, d'un premier compte à l'Union des banques suisses (UBS) à Genève.

 

Le président du tribunal, Peimane Ghaleh-Marzban, qui a débuté hier l'examen des frasques fiscales de l'ancien ministre du Budget par sa genèse, l'a baptisé « compte Péninque », du nom de l'ami de Jérôme Cahuzac, alors avocat (et pas encore conseiller de Marine Le Pen), qui se charge de l'opération. C'est sur cette période-là que le magistrat interroge l'homme politique déchu : « Vous sortez d'un cabinet ministériel en 1991 (NDLR : celui de Claude Evin, alors ministre de la Santé), vous êtes chirurgien, pourquoi ouvrir ce compte ? » « Si vous voulez libérer une parole... », lui a-t-il suggéré juste avant. Il ne va pas être déçu.

 

A la barre, voix de stentor, costume impeccable, voilà Jérôme Cahuzac lancé... pour balancer. « Les sommes de ce compte, durant sept mois, étaient du financement d'activités politiques auquel j'ai accepté de participer par militantisme [...]. Je l'ai fait pour un homme dont j'espérais qu'il ait un destin national. Une personnalité inestimable, qui ignorait tout de tout cela. » L'homme dont il s'agit ? Michel Rocard, décédé début juillet à l'âge de 85 ans. A l'époque, après son départ de Matignon, l'ex-Premier ministre de Mitterrand, héraut du courant de la deuxième gauche au PS, avait installé des bureaux et une équipe de collaborateurs rue de Varenne à Paris, en vue des législatives de 1993. A l'époque, explique encore Cahuzac, le financement des partis politiques et de leurs courants demeure « occulte et parallèle » -- les lois (et les procès) suivront.

 

Au sein de cette équipe, c'est à lui, qui vient de démarrer une activité de consultant pour les laboratoires pharmaceutiques et n'a pas encore développé celle de chirurgien capillaire, que l'on ...

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  • M2687570 il y a 3 mois

    Trop fort ! Il avait vraiment la classe nécessaire pour entrer dans le gouvernement !

  • pfy il y a 3 mois

    je croyais qu'on ne tirait pas sur les corbillards ! Le pauvre Rocard ne peut plus se défendre !

  • alain..c il y a 3 mois

    Charger un mort , quelle grandeur d'âme !!! et se fut un ministre de la République avec surement la légion d'honneur...

  • mucius il y a 3 mois

    Il dit vrai sur ce coup. C'est tout-à-fait plausible. Rocard est passé de l'extrême gauche au centre-gauche pendant sa vie politique. Parce que ça rapportait plus.

  • M1531771 il y a 3 mois

    Quelle classe !